Lassana Bathily, le héros de l'Hyper Cacher, se confie

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France Lassana Bathily le 9 janvier 2015 à Paris
Lassana Bathily le 9 janvier 2015 à Paris

Lassana Bathily travaillait à l'Hyper Cacher au moment de la prise d'otage d'Amédy Coulibaly. Il a caché des otages et aider les forces du raid. 6 mois après, celui que l'on surnomme le héros de l'Hyper Cacher, tente de mener une nouvelle vie avec sa nouvelle notoriété.

Six mois après les attentats de Paris, ce n'est pas toujours facile de tourner la page. Lassana Bathily, le jeune employé de l'Hyper Cacher qui avait caché plusieurs personnes pendant la prise d'otages essaie de passer à autre chose.

Son courage a été salué par tous, Bernard Cazeneuve avait affirmé à l'époque, que son rôle avait "contribué au succès de leur assaut final". Très vite, il a été surnommé le héros de l'Hyper Cacher. Il a obtenu la nationalité française et a également reçu la médaille du courage du Centre Simon-Wiesenthal de Los Angeles.

Interrogé par RTL, le jeune homme reste toujours aussi humble et affirme ne pas avoir changé : "Rien n'a changé, je prends le métro, le bus. Je vis dans la même petite chambre de 14m2. J'ai les mêmes amis, tout pareil, le même Lassana. Je ne suis pas un héros. J'ai juste fait un geste, j'ai pensé à moi d'abord, puis aux autres".

Lassana Bathily veut reprendre une vie tranquille

Mais le retour à son vie normale n'est pas évident, comme pour beaucoup de rescapés. Retourner travailler à l'Hyper Cacher était difficile pour Lassana Bathily. Aussi, il a trouvé un nouvel emploi pour la mairie de Paris et travaille désormais dans un stade. "Cela me plaît beaucoup. C'est la meilleure chose pour moi de faire autre chose, pas rester à la maison, faire d'autre chose."

Ce qui gêne le plus Lassana Bathily, c'est la notoriété soudaine. Il aspire à une vie tranquille et retourner dans l'anonymat. "Tu prends le métro, le bus comme tout le monde, tout le monde crie ton nom. Dans la rue, tu sors tout le monde dit : "Ah c'est lui, c'est lui"'. C'était un peu dur."

Crédits photos : © AFP/Archives François Guillot

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