Grippe : les effets indésirables du vaccin détectables par des marqueurs sanguins ?

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Santé Photo d'illustration. Une seringue.
Photo d'illustration. Une seringue.

Une étude britannique révèle que des marqueurs sanguins pourraient permettre de déceler les effets indésirables du vaccin contre la grippe.

On assiste, depuis maintenant un certain nombre d'années, à l'émergence d'une réticence, chez une certaine frange de la population, à l'encontre du vaccin contre la grippe. Une prévention qui, selon ces personnes, ne serait ainsi pas sans risque pour les bénéficiaires.

Une étude menée par des scientifiques du King’s College London (Royaume-Uni), et dont les résultats sont récemment parus dans les colonnes de la revue Nature Immunology, pourrait convaincre les réticents au vaccin d'accepter tout de même l'injection. L'enquête révélant que les effets indésirables du vaccin contre la grippe pourraient être décelés par des marqueurs sanguins.

Marqueurs sanguins : capables d'anticiper les réactions au vaccin contre la grippe ?

Les chercheurs se sont basés sur le vaccin conçu pour lutter contre le virus pandémique A(H1N1), et ont surveillé la réponse immunitaire de 178 personnes avant l'injection de ce vaccin et 24 heures après cette même injection. Il s'est avéré que 20% de ces volontaires présentaient des effets indésirables passagers plus ou moins prononcés. Et les scientifiques d'avoir ensuite concentrer leurs recherches sur l'origine de cette réponse négative au vaccin. Après avoir analysé plusieurs gènes du système immunitaire pour observer ceux qui étaient activés et ceux qui ne l'étaient pas, ils se sont aperçus que les personnes qui avaient réagi le plus difficilement au vaccin étaient celles dont les niveaux d’expression géniques étaient les plus élevées. Et ce que ce soit avant ou après l'injection.

Une grande variété de lymphoctes B chez les patients à la réaction sévère

Les scientifiques ont en outre mis en évidence une variété particulièrement importante de lymphocytes B chez les patients aux réactions sévères. Il est cependant à noter que le lien relevé entre les lymphocytes B et les effets indésirables du vaccin demeure inexpliqué par ces chercheurs. Lesquelles suggèrent en tout cas que la vaccination ne serait pas responsable de cette grande variété de lymphocytes B. Toujours est-il qu'au regard des résultats obtenus, les responsables de l'étude espèrent notamment qu'à l'avenir, les vaccins prendront en compte ce genre de réaction immunitaire dans leur formulation.

Crédits photos : MorgueFile

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