Fillon estime que ses électeurs se tourneront vers Le Pen s'il se retire

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Politique
François Fillon

François Fillon, qui entend bien mener sa campagne présidentielle jusqu'au bout, soulève le risque que ses électeurs votent pour Marine Le Pen si jamais il décidait de finalement se retirer.

S'il estime que 90% des médias s'acharnent sur lui, c'est bien au travers d'un entretien accordé à l'un d'entre eux que François Fillon s'est, une fois de plus, exprimé sur les accusations dont son épouse Penelope et lui font actuellement l'objet.

Pour le vainqueur de la primaire de la droite et du centre qui s'est donc livré à nos confrères du Monde (article complet réservé aux abonnés), il est lui-même la victime d'une "manœuvre judiciaire" qui ne le visait pas directement en premier lieu : "Tout était prêt pour attaquer Nicolas Sarkozy. Il n’est pas candidat, c’est donc moi".

Présidentielle 2017 : Fillon visé à la place de Sarkozy ?

Conscient qu'il lui sera pour le moins compliqué de défendre son programme dans un tel contexte, François Fillon entend par conséquent démarrer une "nouvelle campagne". Et avec elle, des sorties appelées à s'en prendre à ses rivaux parmi les plus dangereux. L'ex-ministre de l'Économie Emmanuel Macron est de ceux-là.

Le candidat de la droite pressent que le fondateur du mouvement En marche ! connaîtra lui aussi des difficultés avec l'opinion publique, lui qui est maintenant attendu pour présenter son programme en début de mois prochain : "Macron aura des problèmes, il a manié trop d'argent".

"Macron aura des problèmes, il a manié trop d'argent"

Éliminant visiblement Benoît Hamon des débats, François Fillon estime que ses électeurs se tourneront vers le Front national (FN) s'il prenait finalement la décision de se retirer, pour laisser un second tour où Marine Le Pen apparaîtrait ainsi favorisée face à Emmanuel Macron : "Vous pensez que Macron l'emportera contre Marine le Pen si je ne peux pas être candidat ? Bien sûr que non. Mes électeurs passeront vers Marine Le Pen. Il y a une colère énorme du peuple de droite qui se retrouverait privé de son candidat". L'ancien Premier ministre ne semble toutefois pas entrevoir un autre cas de figure où ses électeurs pourraient être tentés de soutenir le FN même sans désistement de sa part.

Crédits photos : capture d'écran YouTube

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