Diffusion des coordonnées de 541 policiers : trois Anonymous jugés

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Mardi, trois pirates se revendiquant de l'organisation Anonymous seront jugés mardi à Paris pour avoir diffusé les coordonnées de quelque 541 policiers.

Le procès devait avoir lieu en octobre dernier. Mais la grève des avocats commis d'office en avait alors décidé autrement. Trois pirates informatiques, qui affirment appartenir au réseau Anonymous, seront jugés à Paris mardi pour avoir divulgué les noms, adresse mail et numéros de téléphone de 541 policiers.

C'est à la suite de l'attaque du site web du syndicat de police SGP-FO que ces coordonnées personnelles avaient été récupérées.

Attaque du site SGP-FO : 3 rôles différents

"Calin", l'un des trois prévenus, avait au début de l'année 2012 annoncé via Twitter : "Amis journalistes, vous allez entendre parler de nos amis policiers". Le deuxième, surnommé "Sunki", a partagé des liens Internet qui redirigeaient vers des sites permettant de consulter les coordonnées. S'il a confessé avoir mis au jour la faille permettant de s'introduire dans le site du syndicat, il affirme en revanche ne pas être l'auteur du vol des données, le rôle ayant échu à une autre personne.

Enfin, le troisième et dernier prévenu est poursuivi pour avoir capté et copié la base de données.

Un avocat des policiers estiment qu'ils les ont "mis en danger"

Me Daniel Merchat, l'un des avocats de ces centaines de policiers, estime que les 3 pirates "ont objectivement et volontairement mis en danger les policiers, parce qu'ils sont policiers, et leurs familles". Du côté de la défense, si rien n'a filtré de la part de deux des trois avocats, Anne-Sophie Laguens, représentant "Calin", s'est exprimée. Selon elle, le prévenu n'avait fait que "rediffuser l'information" selon laquelle les coordonnées allaient être divulguées. En outre, elle juge qu'Anonymous "n'est pas une association de malfaiteurs en soi".

Enfin, "Sunki" et un autre prévenu sont également poursuivis pour avoir piraté les sites gouvernementaux modernisation.gouv.fr et immigration.gouv.fr.

Crédits photos : capture d'écran YouTube

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