Débat de la primaire : Ciotti parle de "violence inouïe" après la question sur Takieddine

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Politique Éric Ciotti sur Public Sénat le 18 novembre 2016
Éric Ciotti sur Public Sénat le 18 novembre 2016

Vendredi, le député des Alpes-Maritimes et porte-parole de Nicolas Sarkozy Éric Ciotti a dénoncé la "violence inouïe" dont aurait fait preuve France 2 jeudi soir à l'encontre de l'ancien chef d'État.

Avec la simili-révolte de François Fillon en fin d'émission envers ses animateurs, il s'agissait probablement là de l'intervention le plus marquante de l'ultime débat de la primaire de la droite et du centre diffusé jeudi soir sur France 2. David Pujadas a ainsi posé la question à Nicolas Sarkozy d'un possiblement financement libyen de sa campagne de 2007 par des valises supposément remises par Ziad Takkiedine.

L'ex-président de la République aura répondu en déclarant que ce n'est pas, à son sens, le comportement que les téléspectateurs attendent du service public. Vendredi sur le plateau de Public Sénat, Éric Ciotti, député des Alpes-Maritimes et également soutien de Nicolas Sarkozy, a dénoncé la question de David Pujadas.

Question sur Takieddine : Ciotti dénonce une "stratégie organisée"

"Cette question était complètement déconnectée du débat. Vous voyez qu'elle était préparée, qu'elle était programmée. C'est une attaque contre Nicolas Sarkozy. Il n'y a pas eu des attaques comparables contre les autres candidats, contre aucun, c'est une attaque personnelle, c'est une attaque basse".

Et de poursuivre en déclarant que "Nicolas Sarkozy y est habitué, et je dirai à peu près des mêmes lieux et des mêmes endroits se sont déchaînés [sic] une violence contre Nicolas Sarkozy qui, manifestement, démontre qu'il y a une stratégie organisée."

Une campagne de déstabilisation "jamais vue"

Le député ajoute qu'"il y a eu une violence inouïe des attaques de France 2 contre Nicolas Sarkozy, c'est clair", et qu'"on n'a jamais vu dans une campagne une implication aussi forte pour déstabiliser un candidat".

Et d'appuyer que la question sur Ziad Takkiedine ferait partie d'une stratégie du service public visant à nuire au candidat à la présidentielle : "Il y a une stratégie, manifestement, qui ne peut pas relever que du hasard ou des démarches individuelles. Il y a des attaques convergentes, des émissions spéciales qui ont été faites, toutes dans la même direction, des portraits à charge, des invités à qui on a donné des tribunes pour attaquer Nicolas Sarkozy. Tout ça fait partie d'une stratégie et cette question hier soir y contribue".

Crédits photos : capture d'écran

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