Essai clinique à Rennes : Un participant avait fait un AVC en novembre

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Santé Laboratoire Biotrial à Rennes, où s'est déroulé l'essai clinique ayant conduit à la mort d'un patient
Laboratoire Biotrial à Rennes, où s'est déroulé l'essai clinique ayant conduit à la mort d'un patient

Deux mois avant la mort du patient de l'essai clinique du laboratoire Biotrial à Rennes, un autre participant à l'étude aurait fait un AVC.

C’est une révélation-choc que vient de faire le journal Le Figaro dans le scandale de l’accident de l’essai clinique de Rennes. Deux mois avant l’accident qui a causé la mort d’un homme à l’hôpital de Rennes, un autre patient participant à l’étude aurait été victime d’un accident vasculaire cérébral (AVC).

Un volontaire de l’essai clinique de Rennes victime d’un AVC

Alors que l’Agence du médicament indiquait dans son rapport d’enquête du 19 avril 2016 qu’« À ce jour, aucune anomalie, ni clinique, ni biologique, ni à l’IRM, pouvant être en rapport avec l’administration de la molécule et les conditions de l’essai n’a été décelée », Le Figaro aurait mis la main sur un document qui prouve le contraire.

En novembre dernier, d’un patient ayant participé à l’essai aurait été la victime d’un AVC. Les journalistes ont en effet mis la main sur une IRM de ce volontaire réalisé en mi-janvier alors que tous les participants à l’étude ont été invités à passer ce type d’examen suite à la mort de Guillaume M. le 17 janvier. Sur cette IRM, on remarque les séquelles d’un « AVC ancien ». Pendant l’étude, le patient en question s’était plaint de troubles visuels pouvant durer jusqu’à 30 minutes.

Un AVC au moment de l'étude

Après étude approfondie de cet examen par une neuroradiologue d’un grand hôpital parisien, l’AVC du patient remonte à environ deux mois avant avoir passé l’IRM, soit en plein pendant l’essai clinique et la prise de la molécule BIA 10-2474.

Les résultats de cet examen n’auraient pas été mis entre les mains des responsables de l’enquête préliminaire sur l’accident thérapeutique. On sait également qu’avant l’étude, les volontaires n’avaient pas été informés de tous les risques du traitement, notamment des lésions observées chez les animaux ayant servi de cobayes.

Crédits photos : © AFP/Archives DAMIEN MEYER

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