Champigny-sur-Marne : Ouverture d’un procès de 12 djihadistes

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Ce lundi marque le début du procès de douze djihadistes. Ils sont jugés pour avoir recruté plusieurs candidats au djihad en 2013 à Champigny-sur-Marne.

C’est un procès assez particulier qui s’ouvre ce lundi 7 mars au palais de justice de Paris. Celui d’une filière djihadiste de Champigny-sur-Marne dans le Val de Marne (94) suspectées d’avoir acheminé plusieurs candidats au djihad en Syrie en 2013. Au total, onze hommes et une femme sont renvoyés devant le tribunal correctionnel.

Sur les douze prévenus, seulement cinq sont réellement présentés dans le box des accusés. Et pour cause, les autres seraient aujourd’hui en Syrie, dont deux auraient trouvé la mort. Pendant cinq jours, les magistrats tenteront de comprendre comment le réseau s’organisait pour recruter des membres et les aider à partir en Syrie, rejoindre l’Etat Islamique. Ils avaient été dénoncés par leurs proches qui s’inquiétaient de la radicalisation des membres.

Mustapha Mraoui, autoproclamé imam d'une mosquée

Parmi les prévenus, figure Mustapha Mraoui, imam autoproclamé de la mosquée de Villiers-sur-Marne. Cet homme d’une trentaine d’année est soupçonné d’être le « chef d’orchestre » de ce réseau. D’après le Parisien, il organisait quotidiennement des réunions pour « prêcher le djihad » et recruter des nouveaux membres.

Selon des témoignages recueillis par les autorités, il dispensait des entraînements aux sports de combats, et en profitait pour inciter les recrues à se couper de leur famille, tout en les menaçant de représailles si elles n’allaient pas au bout de leur projet. Selon son entourage, il se serait radicalisé après un voyage en Egypte entre 2011 et 2013.

La femme a fui la Syrie pour revenir en France

Dans le procès, le cas de la seule femme impliquée sera également évoqué. Partie en Syrie avec son mari et ses enfants, elle était ensuite rentrée en France pour échapper son mari qui voulait qu’elle porte une ceinture d’explosifs. Ce réseau a également participé à la fuite de Mickaël Dos Santos, apparu dans une vidéo de l'Etat Islamique. Les prévenus, même absents sont poursuivis pour "association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste". Ils risquent jusqu'à dix ans d'emprisonnement.

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