Canicule estivale : une mortalité en hausse de 6,5%

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Société
Le thermomètre affiche 39 degrés à Lille, le 1er juillet 2015

L'été dernier s'est révélé quelque peu plus meurtrier que les années précédentes, essentiellement en raison de plusieurs épisodes de canicule survenus dès fin juin.

Comme le veut cette coutume météorologique à laquelle on ne saurait se soustraire, l'été s'accompagne d'un ou de plusieurs épisodes de canicule plus ou moins long(s). Celui s'étant achevé il y a de cela quelques semaines n'a pas fait exception à la règle, avec une hausse des températures n'ayant d'ailleurs pas attendu juillet pour s'opérer.

En ce même mois de juillet, l'Institut de veille sanitaire (InVS) nous apprenait que le premier épisode de canicule avait déjà causé 700 décès supplémentaires, représentant ainsi une augmentation de 7% par rapport à la normale (soit une moyenne des décès calculée en été et hors période de canicule).

Mortalité liée à la canicule : 3.300 décès de plus à l'été 2015

La tendance n'est pas allée en s'inversant dans les semaines qui ont suivi, l'InVS venant en effet de révéler dans son bilan annuel que, mis bout à bout, les trois épisodes de canicule enregistrés cet été en France sont à l'origine de 3.300 décès supplémentaires. Et Pourquoi Docteur ?, qui rapporte l'information, de préciser que la hausse constatée par rapport aux années passées est "modérée", avec un taux de 6,5%.

La surmortalité pas entièrement causée par la chaleur

Il convient cependant d'ajouter, ce que ne manquent pas de faire les responsables de l'étude dans leur rapport, que "les excès de mortalité estimés ne peuvent être imputés entièrement à la chaleur; il n’est pas possible à ce jour d’en évaluer la part". Les calculs de la surmortalité étant en effet effectués sur la base de données administratives partielles n'indiquant pas de manière précise la cause des décès. Il est de même souligné que, selon les départements, les critères définissant une canicule diffèrent. Par exemple, à Paris, un épisode de canicule est validé dès lors que la température maximale atteint les 31° le jour et les 21° la nuit, et ce pendant trois jours de suite. Alors qu'à Bordeaux, le seuil diurne est de 35°à Marseille et de 32° à Brest.

Crédits photos : © AFP PHILIPPE HUGUEN

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