Calais : sept réfugiés syriens repêchés dans le port

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France Sauvetage d'un navire de migrants en difficulté au large de la Libye par un navire de Médecins Sans Frontières
Sauvetage d'un navire de migrants en difficulté au large de la Libye par un navire de Médecins Sans Frontières

Dans la nuit de lundi à mardi, sept réfugiés syriens ont été repêchés dans le port de Calais alors qu'ils tentaient d'atteindre un ferry à la nage.

Dans la nuit du lundi 5 au mardi 6 octobre, sept réfugiés ont été repêchés dans le port de Calais alors qu'ils tentaient désespérément de rejoindre un ferry par la Manche et la force de leurs bras. Les pompiers affirment être intervenus en deux temps dans la prise en charge de ces réfugiés, le premier lundi au soir et le second mardi à 4h00.

D'après les informations communiquées par nos confrères de Boursorama, ces migrants seraient vraisemblablement d'origine syrienne. Secourus en état d'hypothermie, ils ont été transportés à l'hôpital. La démarche de ces réfugiés n'est pas nouvelle, une certain nombre d'entre eux s'essayant ainsi depuis peu au ralliement d'un ferry afin d'atteindre ultimement la Grande-Bretagne.

Réfugiés repêchés à Calais : des tentatives désespérées de rejoindre un ferry

Ils étaient plusieurs centaines samedi dernier à chercher à pénétrer dans la zone d'embarquement du port de Calais, pendant que des camions situés sur la rocade portuaire étaient assaillis par un autre groupe de migrants. Quasi-simultanément, 120 réfugiés rentraient dans le tunnel sous la Manche pour y parcourir plus ou moins quinze kilomètres, du jamais vu d'après la préfecture.

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Suite à ces incidents, la préfète du Pas-de-Calais Fabienne Buccio avait parlé de "la détermination et une certaine agressivité des migrants", et un syndicaliste policier d'avoir quant à lui évoqué "une agressivité nouvelle et dangereuse de gens désespérés et prêts à tout". Et si l'annonce du ministre de l'Intérieur ne s'était pas encore matérialisée, la ville de Calais devrait prochainement bénéficier de l'envoi de trois unités de force mobiles. De son côté et par l'intermédiaire de son président Thierry Kuhn, Emmaüs a choisi vendredi de se désolidariser du gouvernement, en brandissant dans le même temps la probabilité d'"une catastrophe à grande échelle dans les jours qui viennent, à l'approche de l'hiver".

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