Les buralistes en colère menacent de perturber l'Euro 2016

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Économie Photo d'illustration. Le Stade de France à Saint-Denis.
Photo d'illustration. Le Stade de France à Saint-Denis.

Les buralistes sont toujours en colère contre la mise en place du paquet neutre de tabac en France. Ils menacent de bloquer les entrées des stades de l'Euro 2016 de football.

Le soufflé ne retombe pas du côté des buralistes qui demandent des contreparties au gouvernement face à l'arrivée prochaine du paquet neutre en France. Le décret de cette mesure de la loi Santé doit être publié, et pour le président de la Confédération des buralistes de France Philippe Montredon, il s'agit là d'"une décision gouvernementale incompréhensible".

Les buralistes demandent à être reçus par François Hollande

Sur RMS mercredi matin, Mr Montredon ne décolérait pas : "Nous avons le sentiment qu'on est stigmatisés. Hollande n'aime pas les buralistes. Qu'il ait le courage de nous recevoir".

Mais que demandent les buralistes en contrepartie de la mise en place du paquet neutre ? Au quotidien Le Parisien, le président de la Fédération des buralistes d'Ile-de-France, Bernard Gasq, souhaite une hausse de l'ordre de 6,9% à 11% de la commission versée aux débitants de tabac sur le prix de chaque paquet vendu. Il demande aussi une limitation du nombre de cigarettes que l'on peut rapporter de l'étranger à 2 cartouches. Ce nombre est de 4 cartouches à ce jour.

Ils menacent de bloquer l'Euro 2016

Et sinon ? Bernard Gasq prévient : "Nos adhérents sont très remontés. Ils craignent que le paquet neutre fasse chuter les ventes de 50%. Si nos revendications ne sont pas entendues, beaucoup veulent bloquer l'Euro 2016".
De son côté, Marisol Touraine, ce matin également mais au micro de France Info cette fois, tient bon : "Notre priorité, c'est que le tabac régresse. Le tabac tue plus en France car il y a plus de fumeurs en France qu'ailleurs".

Rappelons que seul le paquet neutre devra être vendu à partir du 1er janvier 2017. Avant cela, les produits commandés pourront être écoulés. Mais là encore, cela coince pour Pascal Montredon : "Rien n'a été prévu. Il n'y a aucune réflexion sur la reprise des produits qui seraient invendus".

Crédits photos : Yuri Turkov / Shutterstock.com

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