Brexit : la Grande-Bretagne joue la montre pour retarder la sortie

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La Première ministre britannique Theresa May quitte le 10 Downing street à Londres, le 20 juillet 2016

Selon le journal britannique "Sunday Times", le gouvernement devrait retarder le processus initiant la sortie de la Grande-Bretagne seulement vers la fin de l'année 2017.

Selon l'hebdomadaire "Sunday Times", le processus de sortie de la Grande-Bretagne de l'Union Européenne (Brexit) pourrait être repoussé à la fin 2017. Le journal a indiqué que des ministres ont, en privé, prévenu différents hauts responsables du secteur de la finance britannique basés à la City que le processus initiant les démarches de sortie du pays de l'Union Européenne (recours  à l'article 50) ne devrait intervenir qu'à la fin de l'année 2017 et non pas au début comme promis.

Un retard justifié par l'envie de ne pas se précipiter

Selon une source travaillant dans le milieu de la finance de la City à Londres : "Des ministres pensent à présent que le déclenchement pourrait être repoussé à l'automne 2017". Cette source affirme avoir ces informations de deux ministres qui ont justifié ce retard car : "Ils n'ont pas l'infrastructure pour les gens qu'ils doivent engager" mais aussi "qu'ils ne savent même pas quelles sont les bonnes questions à poser lorsqu'ils commenceront finalement à négocier avec l'Europe".

Theresa May, la nouvelle chef du gouvernement britannique à qui incombe notamment la lourde charge de gérer la sortie du pays de l'UE, avait elle-aussi souhaité que la Grande-Bretagne ne se précipite pas vers la porte de sortie. Il est vrai qu'un rapport parlementaire avait pointé du doigt la désastreuse gestion du référendum par David Cameron en mettant notamment en avant une "grossière négligence" de sa part en refusant de préparer le pays à une éventuelle victoire du Brexit.

Les élections en France et en Allemagne posent souci aux britanniques

Nos confrères du "Sunday Times" ont par ailleurs indiqué qu'un membre du cabinet gouvernemental avait souligné que les prochaines élections en France et en Allemagne, deux pays moteurs de l'UE, posaient "certaines difficultés". Les élections au printemps en France et en automne en Allemagne risquent en effet de modifier les interlocuteurs de ces deux pays.

Enfin, le manque d'experts expérimentés disponibles pour le ministère fraîchement créé pour superviser les négociations du Brexit ainsi que pour le ministère du commerce international est un problème supplémentaire ralentissant le déclenchement du processus de sortie de l'UE.

Crédits photos : © AFP NIKLAS HALLE'N

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