Arabie saoudite : confirmation de la peine de prison et de fouet pour Raef Badawi

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Photo de Raef Badaoui prise en 2012 et diffusée le 16 janvier 2015 par sa famille

La Cour suprême d'Arabie saoudite a confirmé la peine prononcée en 2014 à l'encontre de Raef Badawi. Le blogueur reste ainsi condamné à 10 ans de prison, 1 000 coups de fouet et une lourde amende pour insulte à l'islam.

En fin d'année dernière, le blogueur Raef Badawi avait été condamné par la Cour d'appel de Riyad (Arabie Saoudite) à 10 ans de prison, 1 000 coups de fouet et une amende d'environ 230 000 euros. Une sentence prononcée en raison de sa défense de la laïcité. Raef Badawi était cependant déjà emprisonné depuis 2012 pour insulte à l'islam, apostasie et désobéissance au père.

Sa femme, qui avait trouvé refuge au Canada avec ses enfants, demandera alors au "monde entier [...] de mettre la pression sur l'Arabie saoudite pour qu'elle libère Raef". Ensaf Haidar s'attendait cependant à ce que son époux soit publiquement flagellé le 23 janvier 2015, même si un appel restait possible avec le renvoi "par le Tribunal royal à la Cour suprême" du dossier de cette affaire.

Raef Badawi : la Cour suprême d'Arabie saoudite confirme sa condamnation

Et en mars dernier, on apprenait via une lettre envoyée par le blogueur depuis sa prison que celui-ci était ressorti vivant "par miracle" de sa séance de flagellation de janvier. Raef Badawi s'apprêtait d'ailleurs à publier en Allemagne un ouvrage intitulé 1000 coups de fouet : pourquoi je dis ce que je pense, après avoir échappé à de nouveaux coups de fouet le 13 mars.

Une "journée noire" pour Amnesty International

En ce dimanche, la femme du blogueur a fait savoir que la Cour suprême d'Arabie saoudite a finalement confirmé la condamnation de son mari.  Dans des propos rapportés par Libération avec AFP, Ensaf Haidar se dit "choquée" de cette décision de justice, quand Amnesty International parle pour sa part d'une "journée noire pour la liberté d’expression". L'épouse de Raef Badawi espérait ainsi que l'imminence du Ramadan et la désignation d'un nouveau roi soient annonciateurs d'une grâce de son compagnon.

Crédits photos : © Famille/AFP -

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