Alpes-Maritimes : Estrosi réjoui du remplacement du préfet Colrat

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Politique
Christian Estrosi, président de la région PACA.

Le premier adjoint au maire de Nice Christian Estrosi est apparu satisfait du remplacement d'Adolphe Colrat, lequel quitte ainsi son poste de préfet des Alpes-Maritimes pour rejoindre Bercy.

C'est un apparent soulagement qu'a témoigné par communiqué le premier adjoint au maire de Nice Christian Estrosi. Celui d'apprendre que le préfet des Alpes-Maritimes Adolphe Colrat va être remplacé à son poste par Georges-François Leclerc.

L'annonce de cette nomination est intervenue mercredi, à l'issue du Conseil des ministres. La réaction du président de la région PACA a quant à elle été observée le lendemain, M. Estrosi ayant notamment estimé qu'Adolphe Colrat était un préfet "toujours prompt à créer des conflits et des tensions".

Leclerc devient préfet des Alpes-Maritimes à la place de Colrat

De son côté, la préfecture des Alpes-Maritimes a fait savoir, également par voie de communiqué, qu'Adolphe Colrat va rejoindre Bercy où il occupera la fonction d'inspecteur général des finances en service extraordinaire. Pour Christian Estrosi, cité par Ouest-France, il est question ici du départ d'un homme qu'il ne considérait qu'assez peu :

"Dans toutes mes responsabilités publiques en tant que ministre ou président d'exécutifs locaux, je n'aurai eu affaire qu'à des représentants de l'État de grande qualité. Le passage d'Adolphe Colrat dans le département aura été malheureusement une douloureuse exception".

Estrosi évoque un homme fermé au dialogue

Et de poursuivre : "Le préfet des Alpes-Maritimes sortant aura marqué l'histoire du département en ne cherchant pas le dialogue avec les collectivités territoriales mais il aura été toujours prompt à créer des conflits et des tensions". S'il était besoin de noircir davantage l'image du désormais ex-préfet, l'ancien maire de Nice ne s'en est pas privé en listant ainsi des dossiers lui étant visiblement défavorables :

"Ouverture d'une salle de culte financée par l'Arabie Saoudite au mépris des déclarations contraires du Premier ministre et des conclusions du commissaire enquêteur, mensonges sur le dispositif du 14 juillet 2016, conflit avec les pompiers et le président du SDIS, passage en force sur la prison de Nice... Je regrette fortement dans ces dossiers et situations complexes ou dans cette situation particulièrement tragique de n'avoir pu compter sur un représentant de l'État solide, juste et partenaire des collectivités".

Crédits photos : Capture écran YouTube.

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