Affaire Baupin : entendu par la police, le député continue de nier

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France
Denis Baupin le 4 avril 2015 à Paris

Interrogé par la police sur l'enquête d'agressions sexuelles dont il fait l'objet, le député écologiste Denis Baupin se refuse à reconnaitre les faits, préférant parler de jeux de séduction.

Denis Baupin s'est rendu la semaine dernière à la convocation à une audition libre auprès de la Brigade de Répression de la Délinquance contre la Personne (BRDP) dans le cadre de l'enquête préliminaire dont il fait l'objet pour "agression, harcèlement sexuels et appels téléphoniques malveillants". Selon une source judiciaire, le député écologiste aurait nié les faits qui lui sont reprochés et balayé les accusations dont il fait l'objet en préférant parler de jeux de séduction.

Denis Baupin ne reconnait pas les faits qui lui sont reprochés

Selon une source judiciaire proche du dossier, le député "n'a pas reconnu les faits qui lui sont reprochés". Denis Baupin aurait cependant "reconnu un certain nombre d'échanges de SMS dans un contexte de séduction réciproque". Cette convocation à la Brigade de Répression de la Délinquance contre la Personne intervenait après que les enquêteurs aient entendu une dizaine de personnes dont la député et ancienne secrétaire nationale du parti écologiste, Cécile Duflot.

Le 9 mai, un coup de tonnerre assombrissait le ciel du parti écologiste avec la publication par nos confrères de Médiapart de témoignages de huit femmes accusant le député de harcèlement sexuel mais aussi d'agression sexuelle. Fin mai, de nouveaux témoignages surgissent, tous évoquant des messages inappropriés à caractère sexuel ou encore des gestes déplacés. Début juin, le député se défendait en affirmant : "de toute ma vie n'avoir jamais commis de harcèlement sexuel ni d'agression sexuelle".

Denis Baupin sauvé par la prescription ?

Les femmes ayant osé témoigner à visage découvert ou sous couvert d'anonymat, ont toutes évoqué des SMS particulièrement salaces et provocateurs sur une période s'étalant de la fin des années 1990 à 2013. Sandrine Rousseau, l'actuelle porte-parole du parti Europe Ecologie Les Verts (EELV), a pour sa part décrit une scène d'agression sexuelle qui aurait eu lieu lors d'une réunion politique en 2011 à Montreuil.

Isabelle Attard affirme, pour sa part, avoir subit un "harcèlement quasi quotidien" avec des "SMS provocateurs, salaces" de la part du député à partir du mois de juin 2012 et ce jusqu'à la fin de l'année 2013. Ces accusations sont, pour le moment, les seules échappant encore au délai de prescription qui n'est que de trois ans pour ce genre de faits.

Crédits photos : © AFP/Archives Bertrand GUAY

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