Hier, le projet de loi Macron devait être soumis au vote de l’Assemblée Nationale après des jours de discussions et d’amendement. Mais en début d’après-midi, Manuel Valls a réuni ses ministres pour un conseil des ministres extraordinaire afin d’obtenir leur accord pour recourir à l’article 49-3 de la Constitution. Il a donc engagé la responsabilité de son gouvernement pour faire adopter la loi Macron sans la soumettre au vote des députés.
La décision de recourir au 49-3 pour le projet de loi Macron était destinée à « aller vite » parce « qu’on n’avait pas de temps à perdre ni de risques à prendre« , a déclaré mercredi François Hollande devant le Conseil des ministres, selon le porte-parole du gouvernement Stéphane Le Foll.
Pour François Hollande, il fallait aller vite
« Le président de la République, en introduction de ce Conseil des ministres« , a « rappelé que la décision qui a été prise l’a été pour aller vite, qu’on n’avait pas de temps à perdre ni de risques à prendre« , a déclaré M. Le Foll.
François Hollande, selon lui, a également estimé qu’il n’y avait « pas de majorité alternative » et que le vote jeudi soir sur la motion de censure déposée par l’opposition « le montrera » jeudi.
Pour Stéphane Le Foll, le gouvernement a « accepté le débat » avec « un débat parlementaire qui a été long et riche« .
« Je rappelle que près de 1.000 amendements, sur les 2.000 ou 2.500 amendements déposés ont été retenus, venant d’ailleurs de bords différents« , a-t-il enchaîné.
Toujours selon le porte-parole du gouvernement, le président de la République « a rappelé que l’on devait apporter aux Français des solutions » avec cette loi Macron sur l’activité, la croissance et l’emploi.
« Ca nécessitera de poursuivre l’action de réforme pour redresser l’économie et garder cette ligne directrice qui est celle de l’égalité« , a-t-il poursuivi.
Le Premier ministre Manuel Valls, dans sa réponse au président, a « rappelé que demain à 16 heures, il y aurait cette motion de censure, invitant tous les membres du gouvernement à être présents« , a complété M. Le Foll, affirmant que les maîtres-mots du gouvernement étaient « mobilisation, concentration, solidarité gouvernementale« .