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Un lien entre infertilité et cancer de la prostate ?

Santé > Cancer
Par Jérôme Nelra,  publié le 26 septembre 2019 à 14h20.

Une étude suédoise pointe que les hommes montrant des problèmes de fertilité ont, plus que les autres et statistiquement, de risques de développer un cancer de la prostate.

Ce jour, le British Medical Journal relaie les conclusions d’une étude menée sur 1 181 490 hommes suédois devenus pères pour la première fois entre 1994 et 2014. Parmi eux, les chercheurs ont identifié ceux ayant été confrontés à un diagnostic de cancer de la prostate jusqu’à 20 ans après cette naissance. Les scientifiques ont conclu que les hommes qui avaient eu recours à des techniques d’assistance médicale à la reproduction « avaient un risque significativement plus élevé de cancer de la prostate que ceux qui étaient devenus pères de façon naturelle ».

1 occidental sur 10 touché par le cancer de la prostate

Parmi ceux étant devenus pères de manière naturelle, 0,28% s’étaient vus diagnostiquer un cancer de la prostate, contre 0,37% pour ceux qui avaient procédé à une fécondation in vitro et 0,42% chez les hommes ayant eu recours à une ICSI (injection directe d’un spermatozoïde dans l’ovule), c’est-à-dire une augmentation du risque de 30% à 60%.
L’ICSI est « utilisée pour les hommes avec les formes les plus sévères d’infertilité », rappellent les auteurs. Elle est en outre associée à un risque quasiment doublé de cancer précoce, c’est-à-dire diagnostiqué avant 55 ans. Pour les spécialistes, cette dernière catégorie de sujets à risque devrait être précocement dépistée et surveillée sur le long terme.

Dépistage : un intérêt pourtant remis en cause

L’étude en question est précédée d’un préambule dans lequel deux spécialistes d’endocrinologie britanniques indiquent que l’intérêt d’un tel dépistage est discuté. En effet selon eux, il n’est pas prouvé qu’il augmente le taux de survie.
En outre, surdiagnostics et excès de traitements pouvant suivre un test de dépistage sanguin positif entraînent une dégradation de la qualité de vie du patient.
Ces deux chercheurs de l’Imperial College de Londres ajoutent que le mécanisme susceptible de lier infertilité et cancer de la prostate « n’est pas encore connu ». Cependant, « des anomalies sur le chromosome Y » pourraient être impliquées.

Le Récap
  • 1 occidental sur 10 touché par le cancer de la prostate
  • Dépistage : un intérêt pourtant remis en cause
En savoir plus
  • Une alimentation riche en graisses favoriserait la cancérisation des cellules hépatiques
  • Dix minutes d’exercice suffisent à activer des signaux anti-cancer dans l’organisme
  • Un composé fongique prometteur contre le cancer enfin synthétisé, 55 ans après sa découverte
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