Terrorisme : 2 femmes d’un djihadiste arrêtées à Paris

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France
Deux femmes du jihadiste français Kevin Guiavarch, recruteur pour le groupe Etat islamique (EI), ont été expulsées de Turquie et mises en examen en France

Deux des quatre compagnes de Kevin Guiavarch, un recruteur français pour le groupe Etat islamique, ont été interpellées et mises en examen lundi 7 novembre à l’aéroport de Roissy.

Deux des quatre compagnes du djihadiste français Kevin Guiavarch, actuellement retenu en détention en Turquie, ont été interceptées et écrouées lors de leur arrivée à l’aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle ce lundi 7 novembre. Elles ont été mises en examen pour association de malfaiteurs, de la même façon que ses deux autres compagnes le 21 octobre dernier.

Le parcours de Kevin Guiavarch

Kevin Guiavarch est un jeune djihadiste français de 23 ans qui a rejoint la Syrie fin 2012. Il a  d’abord intégré les rangs de la branche syrienne d'Al-Qaïda : le Front Al-Nosra. Il a ensuite fait partie de l'organisation Etat Islamique avant de contacter les autorités françaises en les informant qu’il souhaitait rentrer en France. Il est à ce jour détenu prisonnier en Turquie.

Soupçonné d'avoir été un recruteur de l'Etat islamique, on apprend d’une source proche du dossier qu’il serait également impliqué directement dans son financement. Pour ces raisons, Il représente une cible de choix pour les  services de renseignement français.

L’arrestation de ses deux compagnes

Ses compagnes de 22 ans chacune, expulsées du sol turc, ont pris l’avion pour la France le lundi 7 novembre et ont été interpellées à leur descente de l’avion à l’aéroport de Roissy. Soupçonnées d’association de malfaiteurs, tout comme les deux autres épouses arrêtées le 21 octobre dernier, elles ont été mises en examen et placées en garde à vue à la Direction Générale de la Sécurité Intérieure (DGSI).

Les épouses voyageaient avec trois enfants dont deux bébés nés en Syrie au mois de janvier et septembre 2015 et un enfant né en 2012 sur le sol français. Ils leur ont été retirés pour être placés par les services sociaux.

Crédits photos : © AFP/Archives THOMAS SAMSON

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