Sarkozy se moque des sondages et de la réforme du régime présidentiel

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France Nicolas Sarkozy, candidat à la primaire de la droite, à Dozulé dans le Calvados, le 26 septembre 2016
Nicolas Sarkozy, candidat à la primaire de la droite, à Dozulé dans le Calvados, le 26 septembre 2016

Nicolas Sarkozy était en meeting hier à Toulouse et Montauban. L’ancien chef de l’Etat se dit convaincu de remporter la primaire de la droite et se moque de la réforme du statut des anciens présidents.

L’ancien chef de l’Etat mène une campagne très active pour la primaire de la droite. Hier, Nicolas Sarkozy était à Toulouse puis à Montauban. Malgré les différentes affaires sorties la semaine dernière que l’ancien président balaie du revers de la main, il reste certain « que le match est plié » et qu’il remportera la primaire de la droite et retournera de nouveau au palais de l’Elysée.

Sarkozy raille la réforme du régime des anciens présidents

Interrogé sur la réforme du régime des anciens présidents décidée par François Hollande, Nicolas Sarkozy a ironisé sur le futur de l’actuel chef de l’Etat : « Peut-être que monsieur Hollande a des raisons de se préoccuper maintenant du statut des anciens présidents de la République. Peut-être que c’est un message subliminal ».

Le candidat à la primaire de la droite a par ailleurs raillé ceux qui lui disent que les sondages ne sont pas à sa faveur : « J’appellerai tout le monde à la plus grande prudence s'agissant du choix des Français. Qu'ils ne fassent pas tous comme si c'était déjà fait. J'en ai vu, des gars qui disaient: on va gagner la course, et à l'arrivée ils l'ont totalement perdue ! ».

Le candidat, à la peine dans les sondages, avait déjà promis mardi dernier : « Vous verrez, ils seront tous derrière moi. Dans un mois et demi, ceux qui se sont éloignés de moi seront prêts à faire don de leur talent ».

Alain Juppé, qui le devance nettement dans les intentions de vote, n’a pas été épargné par les piques de Nicolas Sarkozy. L’ancien chef de l’Etat a particulièrement raillé le désir de son principal concurrent de ne faire qu’un seul mandat présidentiel : « Un mandat, chacun fait avec sa situation personnelle et son âge » avant d’ajouter : « Qu'est-ce que c'est que cette affaire de dire qu'on est candidat et qu'on se projette déjà à la fin de ce mandat ? Sois candidat, c'est pas mal. Fais-toi élire, c'est encore mieux ».

Une salle de partisans gaulois

Depuis le début de la campagne, Nicolas Sarkozy propose des idées autoritaires très proches de celles du Front National. Dans une salle entièrement acquise à sa cause, le candidat à la primaire a raillé ceux qui dénoncent son discours et ses idées proches de l’extrême droite : « On me dit: votre discours va attiser les passions. Ah bon ? » avant de poursuivre : « Je vois la maison France en feu, je dis : Au feu !, et c'est moi qui deviens le problème ». L’ancien président ajoute encore : « On crie démagogie… comme si être compris du peuple, c'était démagogique! »

Acclamé par la salle entièrement acquise à sa cause, l’ancien candidat malheureux à la dernière présidentielle offre un large sourire de satisfaction en lançant : « Ah… ici, il y a des gaulois ! » avant d’ajouter : « J'irai au bout de tous ces débats, je veux être compris de vous, le peuple de France ».

Crédits photos : © AFP CHARLY TRIBALLEAU

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