Salaires : vers une augmentation modérée en 2016

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Économie Illustration. Une fiche de paie.
Illustration. Une fiche de paie.

Légèrement plus bas que les estimations, le taux de l'augmentation des salaires en 2016 devrait se situer aux alentours de 2,4%, selon l’enquête annuelle du cabinet Aon Hewitt.

Pour le secteur privé, la hausse des salaires en France pour l'année devrait être de l'ordre de 2,4%, d'après une enquête réalisée chaque année par le cabinet Aon Hewitt. Une augmentation modérée que la faible inflation, ainsi que le caractère hétéroclite des augmentations selon les entreprises et les secteurs, expliquent principalement.

L'inflation, critère lié à la variation des salaires

Pour parvenir à ce taux, le cabinet a interrogé 390 entreprises françaises durant le mois de juillet. Pour Derek Perrotte, journaliste du quotidien économique Les Echos, et qui dévoile l'enquête, "Ni le frémissement de la croissance ni la montée en puissance des ­baisses de charges du pacte de responsabilité n’incitent encore les entreprises à renouer avec les augmentations de plus de 3 % qui avaient cours dans les années 2000, avant la crise".

L'inflation, dont on prévoit qu'elle atteigne +1%, explique en partie que l'augmentation salariale se place dans ce qu'Aon Hewitt appelle une "modération durable". Néanmoins, mécaniquement, une hausse des salaires combinée à une faible inflation devrait assurer une stimulation du pouvoir d'achat.

Les hausses individuelles privilégiées

Concernant les entreprises, toutes ne seront pas logées à la même enseigne, comme le précise Vincent Cornet, du cabinet Aon Hewitt qui voit des disparités "y compris au sein d'un même secteur, notamment dans l'automobile, l'informatique et les technologies". 

Il convient de préciser que la même enquête observe aussi les prévisions d'augmentation chez nos voisins, qui sont plus élevées que pour la France. Ainsi, l'augmentation pour l'Allemagne, toujours en 2016, serait de 2,9% en moyenne, et de +3% pour le Royaume-Uni. Dans ces deux pays, c'est un chômage moindre ainsi qu'une croissance plus forte qui contribuent à de meilleurs taux. La France se situe dans les mêmes eaux que l'Italie (+2,6%), et devant l'Espagne (+2,2%).

Crédits photos : Shutterstock.com

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