Révision constitutionnelle : Cambadélis fait pression sur Larcher

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Politique Jean-Christophe Cambadélis
Jean-Christophe Cambadélis

Le premier secrétaire du Parti socialiste Jean-Christophe Cambadélis a appelé de ses vœux le président du Sénat Gérard Larcher à mettre "tout son poids" en vue d'une adoption de la révision constitutionnelle.

La révision constitutionnelle semble loin d'une validation officielle, et Jean-Christophe Cambadélis d'avoir désigné vendredi sur LCP et Public Sénat le responsable supposé de ce blocage. Aux yeux du premier secrétaire du Parti socialiste (PS), "le Sénat, la droite sénatoriale a commis une faute, une faute politique. Ils ont déployé un arsenal pour organiser le blocage de la révision constitutionnelle".

M. Cambadélis déplore ici l'adoption par le Sénat d'un projet de loi de révision constitutionnelle autre que celui de l'Assemblée nationale : "Nous avions fait un compromis, un compromis quasiment historique à l'Assemblée nationale, entre la droite et la gauche.

Ça avait coûté très cher à la gauche de le faire [...], en terme de débat sur les valeurs, etc, mais nous estimions globalement, aux deux tiers de l'Assemblée nationale [...] que cela était nécessaire pour avoir la réforme constitutionnelle [...] Il n'était pas anormal que la droite reprenne ce texte et l'adopte en tant que tel".

Cambadélis : l'"arsenal" du Sénat pour bloquer la révision constitutionnelle

Le premier secrétaire du PS souhaite que la droite sénatoriale "éclaire le tapis" et se prononce quant à sa volonté ou non d'"aller au Congrès". Et que si le président du Sénat Gérard Larcher désire effectivement la validation de la révision constitutionnelle, "il réunit ses troupes et il leur dit : 'très clairement, il faut voter sinon je mets mon mandat en jeu'. Il pèse de tout son poids qui est certain sur la droite sénatoriale".

"On marche sur la tête"

Le député de Paris regrette enfin que soit aujourd'hui discuté un texte par les mêmes personnes qui avaient voté en sa faveur : "Vous vous rendez compte dans quelle situation on est ? [...] un compromis que Christian Jacob [NDLR : président du groupe Les Républicains à l'Assemblée nationale] a accepté, et même voté, est remis en cause par la droite sénatoriale. Mais on marche sur la tête. Comment voulez-vous que les Français puissent comprendre".

Crédits photos : capture d'écran YouTube

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