Réchauffement climatique : le nouveau patron de l'EPA sceptique sur le rôle du CO2

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Environnement
Scott Pruitt sur CNBC

Jeudi, la nouvelle tête de l'Agence de l'environnement américaine Scott Pruitt a déclaré ne pas considérer le CO2 comme un "contributeur important" dans le réchauffement climatique.

S'il ne semble pas nier le réchauffement climatique, Scott Pruitt remet en revanche en question le rôle du CO2 dans ces modifications. Jeudi, lors d'une interview accordée à la chaîne CNBC, le nouveau patron de l'Agence de l'environnement américaine (EPA) a ainsi déclaré qu'il convient de poursuivre l'analyse autour de l'impact supposé du gaz carbonique sur le changement climatique.

"Je pense que mesurer avec précision [l'impact de] l'activité humaine sur le climat est quelque chose de très difficile et il existe un immense désaccord sur le degré de cet impact. Donc non, je ne serais pas d’accord pour dire qu'il s'agit d’un contributeur important au réchauffement climatique".

Pruitt incité à démissionner après ses propos sur le CO2

Pourtant, comme le rappelle Le Monde, la majorité des scientifiques dans le monde tendent à un consensus voulant que la combustion de dérivés du pétrole, de gaz naturel et de charbon ait amené à des températures toujours plus chaudes et à accélérer la fonte des glaces arctiques.

Les propos de Scott Pruitt ont notamment déplu au météorologue Eric Holthaus qui, sur le réseau social Twitter, a jugé que la tête de l'EPA "devrait démissionner" en raison de positions mettant "directement en danger notre sécurité".

Climat : le "mauvais accord" de Paris

Dans la même journée, Scott Pruitt est également revenu sur l'accord sur le climat signé à Paris le 12 décembre 2015. Pour lui, il s'agit d'un "mauvais accord" étant donné que les formes n'ont, à ses yeux, pas été au rendez-vous : "L'accord de Paris aurait dû être géré comme un traité, il aurait dû passer par une validation au Sénat. C'est inquiétant".

Une position qui pourrait conforter le président américain Donald Trump dans son intention première de retirer les États-Unis de cet accord, même si, depuis son élection, le milliardaire apparaît plus mesuré sur le sujet.

Crédits photos : capture d'écran YouTube

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