Réalité virtuelle : Oculus estime que le jeu vidéo n'est pas forcément une fin en soi

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Jack McCauley

L'ingénieur en chef de l'Oculus Rift a déclaré que l'avenir de la réalité virtuelle ne se situe pas forcément dans le jeu vidéo, estimant ainsi qu'en tant que plate-forme de jeu, son casque présente encore des problèmes de confort certains.

À condition d'avoir l'équipement, l'espace et les finances pour, la réalité virtuelle se veut d'ores et déjà accessible au grand public. L'expérience peut toutefois se révéler désagréable pour les personnes sujettes au mal des transports, même si d'autres catégories de joueurs sont également susceptibles de connaître des maux de tête et autres nausées au terme de plusieurs dizaines de minutes de jeu.

Le HTC Vive, le PlayStation VR et l'Oculus Rift sont tout autant de casques cherchant à réduire le plus possible le risque d'avoir l'estomac retourné. Du côté d'Oculus, on semble pourtant reconnaître que ce problème n'a pas encore trouvé une réponse efficace.

Oculus Rift : la réalité virtuelle encore trop nauséeuse

Dans un entretien accordé au site américain GN, le cofondateur de la société Oculus et ingénieur en chef de l'Oculus Rift Jack McCauley a ainsi témoigné d'une étonnante franchise sur la question :

"En tant que plate-forme de jeu, je ne suis pas certain qu’avec Unity et Unreal [NDLR : deux des moteurs de jeu 3D parmi les plus répandus] nous ayons vraiment compris comment coder une application [pour la réalité virtuelle] qui n’ait pas d’effets secondaires tels que la nausée". Pour lui, s'essayer à un jeu de tir à la première personne en réalité virtuelle "n'est pas une expérience si formidable que ça en plus de vous donner un peu mal au cœur".

Les retransmissions d'évènements privilégiées ?

En attendant que les développeurs trouvent des formules magiques pour ne pas que la réalité virtuelle retombe à nouveau dans l'oubli, Jack McCauley considère que cette "nouvelle" manière de jouer doit se pratiquer au travers de contenus faits pour être appréciés par ce biais.

Les secteurs visés ? "Je dirais que ce n’est pas nécessairement le jeu vidéo". Sont davantage envisagées les retransmissions d'évènements sportifs ou de concert, a priori moins risquées pour le cerveau.

Crédits photos : capture d'écran IGN

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