Primaire de la gauche : un possible "grand évènement démocratique" selon Montebourg

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Politique Arnaud Montebourg sur Europe 1 le 20 juin 2016
Arnaud Montebourg sur Europe 1 le 20 juin 2016

Invité lundi d'Europe 1, l'ancien ministre Arnaud Montebourg n'y a pas confirmé ni infirmé sa candidature à la primaire de la gauche. Il considère néanmoins cette élection telle un possible "grand évènement démocratique".

Annoncée en fin de semaine dernière par le premier secrétaire du Parti socialiste (PS) Jean-Christophe Cambadélis, la primaire de la gauche apparaît comme un projet allant possiblement se matérialiser en janvier 2017, avec probablement la participation de François Hollande.

L'ancien ministre du Redressement productif Arnaud Monteburg était l'invité, lundi matin, de nos confrères d'Europe 1. Et s'il n'a pas encore délivré son choix sur son éventuelle candidature à la présidentielle de 2017, il a en revanche laissé entendre qu'il sera de la primaire.

Montebourg sur la primaire : "l'occasion de faire ces propositions originales"

"Face à François Hollande, je suis entièrement déterminé à proposer un projet alternatif. D'abord parce que la France en a besoin et que la primaire est l'occasion de faire ces propositions originales, créatives et innovantes." Appelé par Jean-Pierre Elkabbach à s'exprimer sur une candidature à la présidentielle automatique en cas de participation à la primaire, M. Montebourg a répondu qu'il s'agissait là d'"une hypothèse parfaitement plausible", mais qu'il avait "encore un certain nombre de questions à poser".

"Aucun responsabilité" au sein du PS

Et d'ajouter que "si c'est une primaire des citoyens - c'est-à-dire que tous les François peuvent venir, pas seulement les Français qui auraient une carte, ou des Français qui se reconnaîtraient dans tel ou tel appareil - ça doit être une primaire sur la base des listes électorales."

Concernant son appartenance au PS, Arnaud Montebourg a reconnu des faits sans pour autant que cette affiliation lui apparaisse particulièrement lourde à porter : "Écoutez, j'ai une carte, je suis adhérent, je n'ai aucune responsabilité, je ne suis pas élu, je n'ai pas de mandat électif, je suis redevenu un citoyen ordinaire qui vit d'autre chose que de la politique. Je suis retourné au travail !"

Enfin, sur les conditions à remplir pour un bon déroulement de cette primaire, l'ancien ministre indique qu'"il faut qu'il y ait une dizaine de milliers de bureaux de vote, parce que si les gens ne peuvent pas voter, ils n'iront pas voter, ce doit être donc une primaire citoyenne, et non pas la primaire des gens qui soutiennent le gouvernement". Pour qu'au final, cette primaire de la gauche prenne éventuellement la forme d'"un grand événement démocratique".

Crédits photos : capture d'écran Dailymotion

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