Présidentielle : rien n’est jamais gagné quand on est à gauche !

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Politique Présidentielle  : rien n\'est jamais gagné quand on est à gauche !

Cette fois encore, le parti socialiste a devancé la droite au premier tour des élections présidentielles. Mais le fait marquant de ces élections, c'est qu'un candidat de l'opposition devance le président sortant, une première pour cette cinquième république.

Entre votes de contestation et désir de changement, le candidat Nicolas Sarkozy n’a pas bénéficié des mêmes avantages que Jacques Chirac aux élections de 1995. Cependant, de nombreuses similitudes entre ces deux élections peuvent amener à penser que rien n’est gagné pour le candidat du PS, François Hollande.

On se souvient tous de ces élections qui avaient porté Jacques Chirac à la présidence de la république sans que rien ne soit joué d’avance. En effet, c’était Lionel Jospin, candidat du PS qui était arrivé en tête au premier tour avec plus de 23% des voix contre près de 21% pour son rival.

En 1974 également, c’est un candidat de gauche, François Mitterrand qui était arrivé en tête du premier tour avec 43% des voix et seulement 33% pour son rival Valérie Giscard d’Estaing. Mais malgré l’écart presque insurmontable entre les deux candidats, c’est bien Giscard d’Estaing qui est élu président de la république grâce à un report massif des voix des candidats éliminés au premier tour vers sa candidature. Ce report est très important pour les candidats du second tour, il peut effectivement jouer pour plus de la moitié des voix obtenues lors de ce tour final.

Parmi ces reports de voix, un électorat est particulièrement visé par le candidat de droite, c’est celui du Front National. Comme en 1995 avec Jean-Marie Le Pen, Marine a obtenu un pourcentage de voix assez élevé en sa faveur. Elle est arrivée troisième avec 18%, lui permettant ainsi de peser sur ces élections présidentielles. Le mécontentement des électeurs de droite s’est en effet exprimé par un report de voix massif vers le FN.

Si François Hollande peut compter sur les voix de Jean-Luc Mélenchon et d’autres partis de gauche au second tour, rien n’est joué en ce qui concerne le Modem et le Front National pour Nicolas Sarkozy. Le président sortant est souvent contesté par les électeurs, mais ce quinquennat a été entaché d’une crise financière et pétrolière, n’arrangeant en rien l’opinion des Français à son égard. Cette fin de campagne sera donc déterminante pour chacun des candidats qui devront convaincre autant les électeurs de droite que de gauche afin de s’assurer cette place tant disputée qu’est celle du président de la République.

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