Éric Woerth pourrait recevoir le prix de l'humour selon Manuel Valls

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Politique Le Premier ministre Manuel Valls à Matignon le 20 mai 2015 à Paris
Le Premier ministre Manuel Valls à Matignon le 20 mai 2015 à Paris

Durant la séance de questions au gouvernement de mercredi, le Premier ministre Manuel Valls n'a pas manqué l'occasion de louer l'apparent humour politique de l'ex-ministre du Travail Éric Woerth.

Le camp des Républicains ne semble décidément pas voir en François Hollande l'homme de la situation, alors que le Parlement grec vient d'adopter l'accord avec les créanciers. Mercredi matin, le député de l'Eure Bruno Le Maire déclarait ainsi avoir "tout vu hier sauf un président de la République audacieux", si ce n'est "un président content, satisfait de lui-même, heureux d'être là où il se trouve mais incapable de prendre les décisions nécessaires pour le pays et, dans le fond, indifférent".

Plus tard dans la journée, durant une séquence de questions au gouvernement, le député de l'Oise et ancien ministre du Travail Éric Woerth lui emboîtera le pas avec un discours peu ou prou semblable : "Nous assistons, sur la Grèce depuis dimanche, à un drôle d'exercice d'autocélébration du président de la République, à une auto-satisfaction générale du gouvernement, une sorte de fanfare du 14 juillet."

Woerth attaque Hollande, Valls fait sourire l'assemblée

Dans sa réponse qu'il s'apprêtait à donner, le Premier ministre Manuel Valls à tenu à "continuer sur le mode de l'humour" : "J'ai cru comprendre que vous gratifiiez le président de votre formation politique de l'accord qui a eu lieu dimanche. Ce qui en termes, honnêtement, de gratification, a incontestablement à mon avis fait sourire et vous inscrit, je n'en doute pas, pour le prix de l'humour dans quelques mois." Avant d'appeler à ce que l'on revienne "à l'essentiel".

Grèce : une réelle influence de Nicolas Sarkozy ?

Rappelons que lundi, sur l'antenne de BFMTV, Éric Woerth avait parlé d'un rôle certain de Nicolas Sarkozy dans l'apparente sortie de crise du cas grec : "Visiblement, semble-t-il, l’appel de Nicolas Sarkozy n’est pas resté lettre morte. C’est-à-dire qu’il y a bien aujourd’hui des propositions allemandes qui vont, je l’espère, dans un sens acceptable pour les Grecs." En ayant ajouté que "tous les appels sont importants. Un ancien président de la République française est important. Il souhaitait un compromis, c’est ce que nous allons avoir."

Crédits photos : © AFP/Archives MARTIN BUREAU

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