Portugal : malgré la défaite, la gauche s'unit pour gouverner

Par , publié le
International Pedros Passos Coelho, premier ministre du Portugal
Pedros Passos Coelho, premier ministre du Portugal

Le parti communiste portugais et le bloc gauche se sont alliés au PS afin de faire tomber le gouvernement de droite et gouverner avec comme objectif en finir avec l'austérité.

Malgré une victoire aux élections législatives au Portugal, la coalition de droite devrait se faire éclipser par une large coalition de gauche. C'est donc un coup d'éclat pour l'ensemble de la gauche portugaise qui avec une large coalition parvient à détrôner la droite du pouvoir.

Une alliance totalement inédite

Afin de remporter une majorité, le PS a réussi à s'allier au parti communiste mais aussi au bloc gauche, un parti issu de mouvements marxistes et trotskistes et proche de Syriza actuellement au pouvoir en Grèce ainsi qu'au parti écologiste. Cette alliance dispose ainsi de 122 sièges sur les 230, soit une majorité.

Cette alliance devrait ainsi rejeter au parlement ce mardi le programme du gouvernement du Premier ministre Pedro Passos Coelho, en poste depuis quatre ans, et ainsi provoquer sa démission. Une telle alliance a créé des inquiétudes en Europe qui s'est notamment traduite par une remontée du taux d'emprunt du pays de 2,29% à 2,68% pour les échéances à dix ans.

Des idées communes à cette coalition

Malgré des différences notables, la large coalition de gauche souhaite en finir avec l'austérité et l'objectif, selon le bloc gauche, serait de "défendre l'emploi, les salaires et les retraites". Les quatre années précédentes ont vu une austérité difficilement supportable accabler de larges pans du Portugal. Le chômage et la baisse des salaires ainsi que la baisse des pensions de retraite ont mis à mal un grand nombre de portugais.

Cette alliance inédite au Portugal depuis l'instauration de la démocratie devrait faire basculer le Président Cavaco Silva du côté de l'opposition. Une probabilité qui ne semble pas effrayer le président : "je serai là où il faut : au gouvernement, qui est la place naturelle du vainqueur des élections, ou dans l'opposition, auquel cas je ne cesserai pas d'assumer mes responsabilités".

Partager cet article

Pour en savoir plus