Popularité des politiques : Emmanuel Macron dépasse Alain Juppé

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Un nouveau baromètre de popularité des politiques révèle qu'Emmanuel Macron est désormais la personnalité à laquelle les Français accordent le plus leur confiance.

La primaire de la droite et du centre aura laissé des traces pas forcément joyeuses ni nécessairement chez les perdants. Alors qu'il était encore, jusqu'à il n'y a pas si longtemps, la personnalité politique la plus populaire en France, sa défaite face à François Fillon au scrutin de novembre aura amené Alain Juppé à perdre ce titre.

Un nouveau baromètres de confiance Harris Interactive / Délits d'Opinion, établi en ligne du 27 au 29 décembre 2016 auprès d'un échantillon représentatif des Français de 1.010 personnes majeures, voit ainsi le maire de Bordeaux perdre six points dans l'opinion pour se retrouver à une côte de popularité de 37%. Il est dépassé par Emmanuel Macron, l'ex-ministre de l'Économie gagnant pour sa part deux points pour se trouver avec un score de 41% d'avis favorables. Et François Fillon de perdre huit points après en avoir gagné neuf il y a un mois, l'amenant à un chiffre de 31% de bonnes appréciations.

Macron, politique le plus populaire chez les Français

Le président de la République François Hollande affiche quant à lui 25% d'opinions positives, soit un gain de trois points le ramenant au niveau qui était le sien il y a un an. Si un nombre conséquent de Français, 74% des personnes interrogées, continuent à ne pas lui faire confiance, il s'agit néanmoins d'un recul de quatre points par rapport à la précédente enquête.

Hollande lui aussi en progression

À la question de savoir si l'apparente embellie connue par l'exécutif découle de son renoncement à se présenter à sa propre succession en 2017, le directeur du Département Politique & Opinion d'Harris Interactive Jean-Daniel Lévy explique que "ce regain est essentiellement le fait de deux catégories de population : sympathisants socialistes d’un côté, personnes âgées de 65 ans et plus de l’autre. Nous ne sommes donc pas dans un moment d’émotion conduisant à une remontée extrêmement nette de la confiance envers le Président de la République. Même si à la suite de son annonce, nous avions pu identifier une forme de courage rattachée à sa décision".

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