La France demande la clémence pour Raef Badawi

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International Photo de Raef Badaoui prise en 2012 et diffusée le 16 janvier 2015 par sa famille
Photo de Raef Badaoui prise en 2012 et diffusée le 16 janvier 2015 par sa famille

La France a demandé à l'Arabie Saoudite la clémence envers Raef Badawi, blogueur saoudien, condamné à dix ans de prison et 1.000 coups de fouet.

Pour avoir "insulté l’islam" à travers son blog, Raef Badawi a été condamné à une peine forte de dix ans de prison, et à 1.000 coups de fouet en Arabie Saoudite. Se disant très préoccupée par une telle sentence, la France a exprimé son émotion concernant le sort de ce blogueur très connu en occident et en appelle à la clémence des autorités saoudiennes.

"La France a appris avec préoccupation la confirmation de la condamnation de Raef Badawi. Nous demandons la poursuite de la suspension de l'exécution de la peine et appelons les autorités saoudiennes à un geste de clémence, notamment à l'occasion du ramadan" déclare Romain Nadall, « porte-parole du Quai d’Orsay.

Raef Badawi, emprisonné depuis 2012

Animateur du site Liberal Saudi Network, Raef Badawi a été le lauréat 2014 du prix 2014. Emprisonné depuis deux ans, il avait déjà reçu 1.000 coups de fouet, divisés en cinquante par semaine pendant 20 semaines. Il est notamment accusé d’avoir demandé la fin de l’influence religieuse dans le royaume saoudien, largement contrôlé par le wahhabisme, une interprétation stricte de l’islam.

Les Etats-Unis, solidaires avec Raef Badawi

Qualifiant cette peine "d’inacceptable" et "contraire à la dignité humaine", les Etats-Unis avaient suscité des inquiétudes vis-à-vis de Raef Badawi. "Le gouvernement américain continue d'appeler les autorités saoudiennes à annuler cette punition brutale et à réexaminer le cas et la condamnation de Badawi", a dénoncé le porte-parole Jeffrey Rathke. "Nous sommes fermement opposés aux lois y compris aux législations réprimant l'apostasie qui limitent l'exercice de la liberté d'expression".

De son côté, l’Arabie Saoudite a rejeté toute ingérence, et toute critique envers son système judiciaire. Les coups de fouet à l’encontre de Raef Badawi, 31 ans, pourraient reprendre dès cette semaine.

Crédits photos : © Famille/AFP -

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