Obama envoie 600 soldats en renfort pour la bataille de Mossoul

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International Un djihadiste (photo d'illustration)
Un djihadiste (photo d'illustration)

Mercredi, le président des Etats-Unis a validé l'envoi de troupes supplémentaires avant que ne commence la bataille pour reprendre Mossoul des mains de Daech.

Objectif Mossoul, la plus grosse prise de l'organisation Etat islamique restant en Irak. Alors que le début de la bataille pour la reprendre n'est plus qu'une question de jours, les Etats-Unis envoient 600 hommes supplémentaires pour aider les forces déjà sur place.

Reprendre Mossoul

C'est le secrétaire américain à la Défense Ashton Carter qui l'a annoncé mercredi : "Le rôle de ces forces sera principalement d'aider les forces de sécurité irakiennes, ainsi que les peshmergas (combattants kurdes) dans les opérations visant à reprendre le contrôle de Mossoul". Au total, ce sont 5.262 soldats de l'armée des Etats-Unis qui seront présents sur le sol irakien. M. Carter a précisé que ce contingent  devra "protéger et accentuer les gains enregistrés ailleurs en Irak par les forces de sécurité irakiennes".

Haïdar al Abadi, premier ministre irakien, avait quelques heures auparavant indiqué : "Le président américain Barack Obama a été consulté à propos d'une demande du gouvernement irakien en faveur d'une dernière augmentation du nombre de formateurs et de conseillers sous la bannière de la coalition internationale en Irak".

S'attendre à la fuite de très nombreux réfugiés

Avant que Daech ne s'empare de la ville il y a deux ans, celle-ci comptait 2 millions d'habitants. D'ores et déjà, la coalition anticipe la fuite, lors des futurs combats, de centaines de milliers de réfugiés. Mais on prépare aussi la prochaine gouvernance de la ville; pour cela, Bagdad et le gouvernement régional du Kurdistan irakien doivent s'entendre.

Avant cela, il faudra avoir repris Mossoul. Le secrétaire d'Etat américain John Kerry se montrait pourtant confiant il y a quelques semaines : "Je suis confiant dans le fait que nous allons parvenir à priver l'EI de sa base territoriale (...) Mais l'EI restera dangereux, même quand cette défaite aura eu lieu".

Crédits photos : Oleg Zabielin/shutterstock

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