Norvège : Un centre contre l’extrémisme ouvre quatre ans après la tuerie d’Oslo

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Anders Breivik lors de son procès.

Quatre ans après les attentats en Norvège, un centre contre l'extrémisme ouvre à Oslo, sous de vives émotions, mais aussi de polémiques.

La Norvège n’a pas oublié. Le 22 juillet 2011, Anders Breivik plongeait le pays scandinave dans la terreur tuant 77 personnes. Un attentat en deux parties, où Anders Breivik fait d’abord exploser une bombe dans un quartier ministérielle, pour finalement se diriger vers la petite ile d’Utoya où se trouvait un rassemblement des membres de la ligue des jeunes travaillistes. Militant d’extrême droite, Anders Breivik aujourd’hui âgé de 36 ans, s’était déguisé en policier, et avait pour but de « lutter contre l’invasion musulmane ».

Quatre ans plus tard, le gouvernement norvégien ouvre un centre contre l’extrémisme, destiné à ne jamais oublier ce massacre qui a plongé tout un pays dans l’effroi. "Cette année, la terreur a encore frappé en Europe, à Copenhague et à Paris. (...) Cette semaine, elle a frappé la jeunesse en Turquie", a déclaré en larmes, le Premier ministre Erna Solberg, devant près de 200 personnes juste avant l'inauguration. "Le centre d'information doit diffuser le savoir de façon à nous prémunir contre la haine, la violence et le terrorisme".

Une commémoration sous fond de polémique

Dans un pays où le taux de violence est relativement faible, l’attentat de 2011 sonne comme un véritable traumatisme pour ce pays. Cette commémoration a du coup amené quelques polémiques, où des familles de victimes s’insurgeaient contre une exposition où sont justement présentés des objets et affaires appartenant à Anders Breivik. Organisée par le gouvernement lui-même, nombreux sont ceux qui y voient un lieu de pèlerinage pour les membres de l’extrême droite.

Anders Breivik s’inscrit à l’université d’Oslo

Condamné à 21 ans de prison, Anders Breivik continue de faire parler de lui. L’auteur de l’attentat s’est récemment inscrit à l’université d’Oslo par correspondance pour suivre des études de sciences politiques. Enfermé dans une cellule d’isolement, il ne pourra cependant pas passer ses diplômes.

Crédits photos : Capture d'écran.

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