Nicolas Sarkozy veut "ramener à lui" les électeurs du FN

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Politique Nicolas Sarkozy en meeting à Boulogne-Billancourt le 25 novembre 2014.
Nicolas Sarkozy en meeting à Boulogne-Billancourt le 25 novembre 2014.

Estimant que le Front national ne peut espérer se démarquer aux prochains scrutins, le leader des Républicains Nicolas Sarkozy souhaite pouvoir "ramener à lui" les électeurs frontistes pour leur proposer "des solutions concrètes".

Alors que l'on pouvait possiblement s'attendre à ce que cet entretien délivre les quelques mots "oui, je me déclare candidat à la présidentielle de 2017", il n'en aura rien été. En lieu et place d'une confirmation, le chef des Républicains Nicolas Sarkozy a ainsi préféré détailler les éléments amenés à intégrer son éventuelle candidature au scrutin.

Dans cet échange avec Valeurs Actuelles pourtant intitulé "Dernières confidence avant la bataille", l'ancien chef de l'État a en effet déclaré que "ce qui compte, ce n’est pas tant l’annonce de la candidature, c’est ce qu’il y aura dedans, c’est le comment, c’est le contenu."

FN : "un plafond de verre" atteint selon Sarkozy

En dépit de sondages d'opinion le plaçant souvent, si ce n'est toujours, derrière le maire de Bordeaux Alain Juppé, Nicolas Sarkozy ne s'érige pas en challenger face à ce rival : "Ceux qui disent que je suis mort s’appuient sur ces sondages : or, c’est le virtuel. Moi, je préfère vivre dans le réel".

Concernant les opposants appelés à lui faire face en cas de candidature de sa part à la présidentielle, l'ex-président de la République apparaît également confiant. Sur le parti de Marine Le Pen, Nicolas Sarkozy estime par exemple qu'il est nécessaire d'attirer des électeurs qui ne pourront obtenir davantage que ce qui a déjà été décroché : "Les Français ont vu que le FN avait atteint un plafond de verre aux dernières élections. Il nous faut les ramener vers nous en répondant à leurs attentes et en proposant des solutions concrètes."

Présidentielle : Bayrou, pas une menace ?

Le président du MoDem François Bayrou ne lui semble pas non plus une réelle menace, ironisant ainsi sur son parcours lors des précédents scrutins : "Vous me demandez de me définir par rapport à quelqu’un qui a été trois fois candidat à la présidentielle et qui n’a jamais été sélectionné pour le deuxième tour, ce qui est la marque d’un grand succès. Bayrou sera à Hollande ce que Taubira a été à Jospin. Je suis de ceux qui pensent qu'il prend des voix à gauche. Ça fait quinze ans qu'il vote à gauche."

Rappelons pour finir que si Nicolas Sarkozy souhaite se présenter à la présidentielle de 2017, il doit notamment pour cela quitter la direction des Républicains et ce avant le 25 août prochain, l'élection interdisant ainsi les candidats leaders de parti.

Crédits photos : Capture écran Youtube

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