Mexique : des affrontements pré-électoraux font au moins dix morts

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International Des manifestants détruisent des bulletins de vote le 6 juin 2015 à Tixla dans l'état de Guerrero
Des manifestants détruisent des bulletins de vote le 6 juin 2015 à Tixla dans l'état de Guerrero

Samedi au Mexique, au moins dix personnes ont trouvé la mort lors d'affrontements survenus à la veille des élections locales.

Alors qu'en ce dimanche 7 juin, un scrutin législatif est censé avoir lieu au Mexique dans le cadre d'élections locales, des affrontements intervenus samedi dans le sud du pays ont fait au moins dix morts. D'après Ramon Navarrete, président de la commission des droits de l'Homme de l'État de Guerrero, le bilan pourrait s'alourdir de trois autres personnes.

Dans un communiqué dont nos confrères d'Ouest-France nous rapportent la teneur, le gouvernement de cet État indique que ces affrontements ont concerné des factions rivales appartenant à la "même milice d'autodéfense". Cette dernière étant connue sous l'acronyme FUSTDEG (Front Uni Pour la Sécurité et le Développement de l’État de Guerrero), un groupe d'autodéfense dont la création, il y a deux ans, répondait à l'exaspération de civils ne supportant plus les pressions de divers groupes criminels.

Affrontements mortels : au moins 10 morts au sein d'une même milice

Le document renseigne également quant aux circonstances de ces combats armés, lesquels seraient "vraisemblablement [partis d']une dispute autour du contrôle d'un territoire". Les affrontements ont eu lieu à l'entrée d'un village de 500 habitants basé au nord d'Acapulco, dans une maison qui faisait office de poste de commandement.

Aucun lien apparent avec les élections locales

Et bien que l'on puisse effectuer un rapprochement entre ces combats meurtriers et la tenue des élections locales en ce jour, il semblerait que ces eux évènements ne partagent aucun lien. On nous précise de même que ces affrontements se sont déroulés alors que des militaires et des policiers avaient été déployés dans les États de Guerrero et d'Oaxaca pour garantir la bonne marche des élections. Ce qui n'était vraisemblablement pas de trop étant donné que l'État de Guerrero, pour ne citer que lui, est décrit tel "l'un des États les plus violents" du Mexique.

Crédits photos : © AFP Pedro PARDO

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