Marine Le Pen sur les migrants : Sarkozy dit avoir eu "honte"

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Politique Nicolas Sarkozy lors du meeting organisé par Sens Commun le 15 novembre 2014.
Nicolas Sarkozy lors du meeting organisé par Sens Commun le 15 novembre 2014.

Le leader des Républicains Nicolas Sarkozy a dit avoir eu "honte" pour Marine Le Pen suite aux propos récemment tenus par la chef du Front national sur la question des migrants.

Samedi matin, l'ex-exécutif Nicolas Sarkozy était en visite dans le Doubs, et c'est devant 1.400 convives à un banquet de la fédération des Républicains, à Gilley, que le chef des Républicains s'est exprimé sur la crise des migrants. Et en particulier sur la récente sortie visiblement peu compatissante de Marine Le Pen sur le sujet.

"J'ai eu honte pour Madame Le Pen de cette brutalité, de cette inhumanité." En ajoutant : "Quelle absence du moindre sentiment ! Nous parlons d'êtres humains. Nous sommes des êtres humains. Nous avons des racines chrétiennes. Qui n'a pas été bouleversé par ces images." Et de conclure son intervention sur la leader du FN par : "On n'a vraiment pas envie de faire partie de la famille Le Pen."

Nicolas Sarkozy : "J'ai eu honte pour Madame Le Pen de cette brutalité"

Son successeur à la tête du pays François Hollande en a également pris pour son grade. Dans des déclarations rapportées par nos confrères du Figaro, Nicolas Sarkozy l'a ainsi désigné d'"homme balloté", d'"homme perdu". En rappelant au bon souvenir de l'assistance qu'il fut le premier à avoir requis un renforcement de l'espace Schoengen durant sa campagne de 2012. Et que l'actuel dirigeant de la France s'est illustré par son absence d'action sur ce point.

Sur Hollande : "Voilà où conduit l'absence de leadership"

L'ancien chef de l'État français s'est également souvenu qu'il avait, en juillet 2012 et par voie de communiqué, demandé une intervention en Syrie "pour éviter le renforcement des islamistes face à Bachar el-Assad". Sur le dossier des asiles politiques, Nicolas Sarkozy est apparu approbateur mais prudent : "Il ne saurait être question de le remettre en cause, mais il faut rejeter la fraude à l'asile politique." En proposant ainsi la création de "centres de rétention des réfugiés politiques" : "Je souhaite qu'on soit généreux avec les syriens et ferme avec les émigrés économiques. On ne peut pas assigner à résidence des gens qui n'en ont pas."

Crédits photos : Capture écran YouTube.

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