Mali : 3 soldats meurent dans une attaque djihadiste

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International
Des soldats de l'opération "Barkhane" sur une base près de Gao, au nord du Mali, le 2 janvier 2015

Une attaque djihadiste a fait trois morts du côté de soldats maliens. L'invasion a été perpétrée samedi au Mali, non loin de la frontière mauritanienne. L'armée se déploie à Fakola près de la Côte d'Ivoire.

Samedi au soir, le gouvernement du Mali a publié un communiqué dans lequel a été déplorée "la mort de trois soldats". L'attaque ayant conduit à ces décès est survenu "tôt dans la matinée du samedi" dans la ville de Nara, laquelle est située non loin de la frontière avec la Mauritanie.

On nous précise, dans des propos rapportés par l'AFP, que les auteurs de cette attaque sont "des individus armés" ayant agi sur "le camp militaire de Nara". Outre les trois morts recensées du côté des forces maliennes, le communiqué fait également état de "neuf morts dans le camp des assaillants".

Attaque djihadiste au Mali : deux membres de la garde nationale tués

Un peu plus tôt, une source policière avait imputé cette attaque à des djihadistes, en ajoutant que parmi les soldats maliens tués se trouvaient deux membres de la garde nationale : "au moins quatre djihadistes ont été abattus par l’armée. Ils portaient tous de longues barbes. De la drogue a été retrouvée dans la poche d’un des jihadistes [tués]. Les jihadistes sont repartis avec [quelques-uns de leurs] combattants tués."

Des dizaines de détenus en fuite

D'après un responsable municipal de la ville n'ayant pas souhaité être identifié, "des djihadistes s'étaient infiltrés dans la ville" préalablement à l'attaque. "D'autres sont venus ce samedi et pour créer la confusion, ils ont brisé les portes de la prison." "Quelques dizaines" de détenus ont ainsi pu prendre la fuite. Un ex-élu de Nara a d'ailleurs vu sa maison être touchée par l'attaque : "Il y a aussi quelques tirs à l’est de la ville. Une balle est même tombée dans ma maison sans faire de victime. On ne sait pas qui tire." Le responsable d’une radio privée locale a quant à lui déclaré que "tout le monde est caché à la maison. Les assaillants sont venus d’une forêt avec plusieurs véhicules. Ils sont lourdement armés. J’ai été obligé d’arrêter mes émissions pour des raisons de sécurité".

Crédits photos : © AFP/Archives Dominique Faget

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