Le Livret A dans le rouge de 9,29 milliards d'euros en 2015

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Économie Un livret A photographié à Lille le 19 juillet 2012 à Lille
Un livret A photographié à Lille le 19 juillet 2012 à Lille

Sur l’exercice 2015, le livret A est une nouvelle fois dans le rouge avec une décollecte estimée à 9,29 milliards d’euros.

Le livret A continue son inexorable chute en 2015. Le produit d’épargne préféré des Français a en effet prolongé sa perte de vitesse l’an passé et les retraits ont largement supplanté les dépôts. Seul éclairci, un mois de décembre plutôt favorable.

Le livret A n’a plus la cote

Selon les chiffres publiés par la Caisse des Dépôts, le livret A a donc confirmé la tendance du désamour des Français et sur l’année 2015, les sommes retirées par les épargnants ont dépassé de 9,29 milliards d’euros les sommes déposées.

En d’autres termes, le livret A est largement déficitaire sur l’année 2015. Il reste un petit motif d’espoir cependant, car le mois de décembre 2015 a mis fin à une période de 8 mois consécutifs de décollette avec des dépôts supérieurs aux retraits à hauteur de 290 millions d’euros. Une situation assez paradoxale par rapport à une tradition qui veut que la fin d’année lui soit plutôt défavorable, les fonds du livret A étant souvent utilisés pour assurer les dépenses des fêtes de fin d’année ou assurer le paiement des impôts.

Le livret A paie sa trop faible rémunération

Il n’est pas nécessaire de chercher bien loin pour comprendre les raisons de ce désamour. La rémunération du livret 1, même si elle reste légèrement supérieure à l’inflation, reste dramatiquement faible. Son taux d’intérêt a en effet chuté à son plus bas niveau historique en tombant à 0,75 % le 1er août 2015. Un taux qui n’était jamais tombé sous les 1 % depuis sa création. Les Français préfèrent donc se tourner vers des placements plus rémunérateurs lorsque cela est possible.

Pourtant, le taux de rémunération reste plus élevé que ce qu’il devrait être en théorie. Le gouvernement et la Banque de France ont il y a deux semaines décidé de maintenir le taux à 0,75 % à compter du 1er février, alors qu’il aurait mécaniquement dû reculer à 0,50 %.

Crédits photos : © AFP/Archives Philippe Huguen

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