Le visage de la Terre dans 50 millions d’années

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Nature Amasia

L’emplacement des continents va changer. D'ici 50 ou 200 millions d'années l'Amérique du Nord et l'Asie vont entrer en collision pour ne former qu'un supercontinent: l'Amasia.

2012! La Prophétie des Mayas? Presque! Le film de Roland Emmerich expliquait dans un condensé très gazeux de boum apocalyptique, que la Terre en cette année diluvienne verrait d’une part l’anéantissement de ses habitants et le déplacement très rapide de son écorce terrestre. 2012  » prédit  » à la fin, une nouvelle modélisation de la surface de la planète. S’il ne fallait retenir de tout ce chaos filmique qu’une seule affirmation scientifique viable, ce serait bien celle du déplacement des plaques terrestres.

Les continents bougent. A raison de quelques centimètres par an. Cela s’appelle la dérive des continents. Une équipe de chercheurs de l’Université de Yale, aux États-Unis a pu en déduire une nouvelle modélisation, dans un article du début de l’année paru dans la revue Nature.

En analysant le magnétisme des roches anciennes et en retraçant l’histoire de leurs emplacements autour de la Terre, l’équipe de Ross Mitchell a pu ainsi prévoir la rencontre entre l’Amérique et le continent Eurasien au niveau de l’actuel océan Arctique. Le pôle Nord et la mer des Caraïbes seront donc engloutis. L’Afrique et l’Australie, elles aussi glissant vers le nord, fermeront cette nouvelle cadrature géologique.


Trois anciens supercontinents

« Au cours des deux derniers milliards d’années la Terre a connu au moins trois supercontinents » explique Ross Mitchell, directeur de l’étude. Ce n’est donc pas la première fois dans son histoire que la planète bleue verra la formation d’un énorme bloc continental. La Nuna est le plus ancien des supercontinents connus. Il s’est formé pendant la première jeunesse de la Terre, soit à 1.8 milliards d’années. Rodinia a suivi à 1 milliard d’années et enfin, la Pangée, très récemment, 250 millions d’années.

La théorie de Mitchell est une première allant à l’encontre des deux scénarios déjà établis qui insistent à chaque fois sur le même centre, en Afrique et non au pôle Nord comme le pense l’équipe de l’Université américaine.

La date précise de cette rencontre n’est pas encore précise. Entre 50 et 200 millions d’années. Ce qui laisse le temps de dire qui vivra, verra.

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