Le Paradis Perdu, l’ambiguïté sexuelle entre un père et sa fille

Par , publié le
Cinéma Paradis perdu
Paradis perdu

Ève Deboise s’est lancé un défi pour ce premier long métrage, celui d’exploiter l’ambigüité sexuelle qui réside dans une famille. Le pari est réussi puisque la réalisatrice propose un petit chef-d’œuvre.

Une jeune fille prénommée Lucie est un peu garçon manqué et elle vit avec son père dont la relation vacille entre richesse et dispute. Une mère qui avait précédemment décidé de laisser son foyer à l’abandon décide un beau jour de revenir au sein de sa famille. Cette femme s’immisce dans le quotidien de ce père et de cette fille. La réalisatrice évoque donc l’ambigüité sexuelle qui peut subsister au sein d’une famille. Elle fait le choix de ne pas proposer le thème de l’inceste directement, elle partage ce sujet tabou avec subtilité.

Ce thème est relativement difficile à aborder ou encore à manier au vu de sa complexité. Pourtant, la cinéaste propose dans les salles un film réussi avec plein de promesses et d’audace. Il évoque dans un premier temps un film plutôt naturaliste, mais au fil des aventures et des péripéties de cette jeune fille, un conte se dessine. Ce dernier est projeté avec tact, mais il met en avant tout le côté effrayant du thème. La cinéaste va donc beaucoup plus loin que le simple fait d’aborder les premiers émois, les épreuves initiatiques de la vie ou l’adolescence.

Lucie, cette jeune fille de 17 ans qui vit avec son papa Hugo a une relation très intime et parfois risquée avec son propre père. Anne Deboise évoque l’inceste avec de nombreux sous-entendus, mais cela n’est pas malsain. Elle réussit à harmoniser la gestion des hormones et la pureté d’une jeune femme. Ce film est également porté par un très beau casting.

Voici la bande-annonce :

Partager cet article