Le gouvernement s’intéresse de nouveau aux salaires des patrons du public

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France Francois Hollande, Socialist Party candidate for the 2012 French presidential election attends a ceremony in Paris

Le gouvernement s'intéresse de nouveau à la question des salaires des patrons du secteur public. Le décret concerne uniquement les dirigeants d'entreprises où l'État est majoritaire, leur salaire ne pourra pas dépasser 20 fois la plus faible rémunération.

Seules les entreprises où l’État est l’actionnaire majoritaire seront concernées par cette mesure, c’est le cas par exemple pour EDF, la SNCF, La Poste ou Areva. La réforme s’appliquera dès que le décret sera publié au journal officiel. Les autres entreprises, c’est à dire celles où l’État possède une participation mais qui est minoritaire (France Télécom, Renault, Air France…), décideront lors du conseil d’administration de l’application ou non de la mesure, rien ne pourra leur être imposé.

François Hollande appliquera sa promesse de campagne, c’est à dire des salaires dont l’écart sera réduit de 1 à 20. L’application du décret ne se fera pas au cas par cas pour éviter les différences selon les entreprises. En effet, la SNCF compte principalement des ouvriers tandis que la Française des jeux des cadres, le dirigeant de cette dernière serait donc favorisé par rapport à celui de la SNCF dont le salaire serait calculé sur une base plus faible. Le gouvernement a donc fixé le salaire le plus bas à la moyenne du premier décile, c’est-à-dire la moyenne des 10% des salaires les moins élevés dans les entreprises où l’Etat est majoritaire, c’est à dire au niveau du SMIC. L’ensemble des dirigeants du public auront donc un plafond commun, évalué à 28 000 euros par mois.

La réforme ne concernera que les mandataires sociaux, nommés par l’État et dont l’activité est située en France. Pour les cadres, en général mieux payés, comme ceux d’Air France, la solution serait de modifier le code du travail ou d’adopter une loi. Quoi qu’il en soit, les réformes ne pourraient cependant s’appliquer qu’aux termes des contrats déjà en place.

Par ailleurs, le gouvernement compte ouvrir le débat aux rémunérations des dirigeants du privé. Une annonce qui concorde avec les promesses de François Hollande qui prévoyait durant sa campagne de supprimer les stock-options et d’encadrer les bonus (sauf pour les entreprises naissantes).

Une série d’annonces qui pourraient bien faire pencher la balance en faveur de la gauche dimanche soir lors des résultats du second tour des législatives.

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