Incendie de la rue Myrha : un suspect écroué, un autre libéré

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France Incendie dans un immeuble d'habitation du 18e arrondissement le 2 septembre 2015 à Paris
Incendie dans un immeuble d'habitation du 18e arrondissement le 2 septembre 2015 à Paris

Un ancien locataire de l’immeuble de la rue Myrha, qui avait brulé en septembre 2015 en faisant 8 morts, a été interpellé. Un autre suspect a été libéré.

Interpellé mardi, le jeune homme, ancien locataire de l’immeuble de la rue Myrha, dont l’incendie avait fait 8 victimes, aurait reconnu sa culpabilité dans l’accident. Après les faits, un sans-abris avait été interpellé puis écroué. Injustement condamné, le SDF de 37 ans a donc été libéré.

Du nouveau dans l’affaire de l’incendie de la rue Myrha à Paris

Hier, c’est un nouveau suspect qui a été écroué pour l’affaire de l’incendie mortel d’un immeuble rue Myrha à Paris. Le jeune homme de 20 ans avait été interpellé mardi par les forces de police. Il aurait alors avoué les faits sans attendre, durant sa garde à vue. Dépeint comme une « personnalité fragile », ce nouveau suspect a avoué avoir enflammé des papiers dans le hall du bâtiment et une poussette avant de fuir en sautant par une fenêtre. L’homme a été mis en examen pour « dégradation volontaire par incendie ayant entraîné la mort » puis placé en détention.

Juste après l’incendie, qui a eu lieu en septembre 2015, un homme, âgé de 36 ans à l’époque, sans domicile fixe, avait été trouvé près du lieu du drame en possession d’une bougie et de plusieurs briquets. Il avait alors été écroué et a passé un an derrière les barreaux avant d’être libéré, après les aveux de l’incendiaire présumé.

Son comportement « excessif » l’aurait trahi

Selon une source policière citée par l’AFP, c’est le comportement « excessif » du jeune homme qui aurait attiré les soupçons sur lui et intéressé les enquêteurs. Notamment lors de l’hommage qu’il avait souhaité organiser au pied de l’immeuble le 2 septembre dernier.

Le suspect avait alors déclaré aux journalistes du « Parisien » : « Nous nous sentons totalement abandonnés. Le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, avait non seulement promis que toute la lumière serait faite, mais que nous serions suivis et aidés ».

Crédits photos : © AFP JEAN-RAPHAEL BOURGE

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