Hubble a trouvé une lune à la planète Makemake

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Sciences
Planète Makemake, vue d'artiste.

Le télescope spatial Hubble à trouvé une lune à la planète naine Makemake, 11 ans après sa découverte et qui se trouve à 7 milliards de kilomètres de notre soleil.

La planète Makemake a été découverte en 2005. Située à 7 milliards de kilomètres du Soleil plus loin que la Ceinture de Kuiper, elles est souvent comparée à Pluton du fait de sa taille. Mais à ce jour, l'absence de lune pour un cours céleste de cette dimension intriguait les spécialistes.

Du moins, jusqu'à ce que l'astronome Alex Parker, qui étudie particulièrement les objets situés au-delà de Neptune, ne lui découvre une lune grâce à Hubble, et qui est surnommée MK2.

Makemake avait bel et bien une lune

La lune fait 161 km de large, et effectuerait sa révolution en 12 jours autour de Makemake, dont le nom vient d'une divinité hawaïenne. Alex Parker explique pourquoi elle n'avait pas été observée auparavant : "Ce n’est pas que la lune était trop faiblement lumineuse mais elle était timide. C’est presque comme si elle se cachait", a-t-il confié au quotidien américain LA Times.

"La découverte de ce satellite nous a donné une opportunité d'étudier Makemake avec beaucoup plus de détails que nous aurions pu avoir sans cette lune", poursuit, enthousiaste, Alex Parker.

Le mystère résolu de la température régnant à la surface de la planète naine

Via Twitter, le planétologue qui travaille à l'Institut de recherche du Colorado, précise encore l'intérêt de la découverte : "Quand les télescopes spatiaux Spitzer et Herschel ont regardé Makemake, son émission thermique ne correspondait pas à un seul matériau". Mais plutôt à plusieurs, ce qui explique que sa surface réfléchit la lumière de façon importante (elle est donc froide), et qu'une petite région la "mange" plus (elle est donc plus chaude).

Cependant, la zone brillante aurait dû se montrer plus irrégulière : "Imaginez qu’en fait, le matériau sombre ne soit pas à la surface de Makemake… mais en orbite autour d’elle. J’ai modélisé l’émission thermique que l’on attend de sa petite lune, et si elle est très sombre, ça colle avec nos mesures précédentes". 

Crédits photos : Nasa/European Southern Observatory

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