Euro 2016 : les propos politiques déconseillés dans les stades

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France Le ministre de l'intérieur Bernard Cazeneuve
Le ministre de l'intérieur Bernard Cazeneuve

Parmi les conseils adressés par le ministère de l'Intérieur aux supporters de l'Euro 2016, on trouve celui de ne pas tenir de propos politiques dans les stades et aux abords.

Si l'Euro 2016 a brillamment débuté pour les supporters de l'Équipe de France, il convient de rappeler que l'évènement se tient dans un climat social tendu. Voilà probablement pourquoi le ministère de l'Intérieur a dressé une liste de recommandations à suivre pour permettre l'ambiance la moins délétère qui soit dans les tribunes et au-dehors.

Celle qui retient le plus l'attention est celle-ci : "Ne pas tenir de propos politiques, idéologiques, injurieux, racistes ou xénophobes". La mention de "politiques" peut ainsi surprendre, le temps que l'on se souvienne de l'opposition toujours d'actualité entre les syndicats et le gouvernement de François Hollande quant au projet de loi Travail de Myriam El Khomri.

L'Intérieur donne ses consignes à suivre dans les stades de l'Euro 2016

Les autres consignes, tout comme la majeure partie de la première indiquée plus haut, apparaissent quant à elles logique dans le cadre d'une compétition sportive de cette ampleur. Comme celle d'"adopter un comportement respectueux des consignes délivrées par les forces de l'ordre, agents de sécurité ou organisateurs".

La seconde demande pour sa part d'"éviter les attroupements et [de] se soumettre aux procédures de contrôles à proximité et aux entrées des stades et des 'fan zones'". La quatrième appelle enfin à "ne pas gêner la circulation et [à] limiter les nuisances notamment sonores, afin de préserver la tranquillité des riverains".

Un "scandaleux mélange des genres" pour la CGT

Par voie de communiqué, la CGT a durement réagi à la première recommandation du ministère de l'Intérieur : "En mettant sur le même plan propos diffamatoires, racistes ou xénophobes - qui relèvent de l’infraction pénale - et propos politiques et idéologiques - qui fondent les libertés constitutionnelles et le débat démocratique - [ces recommandations] génèrent un scandaleux mélange des genres".

Et le syndicat d'ajouter qu'il poursuivra, malgré tout, "sa campagne d’information massive sur la loi travail et ses dangers, sur les lieux de travail, les lieux publics et aux abords des stades".

Crédits photos : © Pascal Potier (Visual Press Agency) pour Public Sénat/Phototele

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