Une étudiante crée une batterie révolutionnaire par accident

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Sciences Mya Le Thai a inventé une batterie révolutionnaire suite à une erreur de manipulation
Mya Le Thai a inventé une batterie révolutionnaire suite à une erreur de manipulation

Mya Le Thai, étudiante à l'Université de Californie, a mis au point une batterie nouvelle génération révolutionnaire suite à une erreur de manipulation.

Les plus grandes découvertes sont parfois le fruit du hasard ! La poussée d’Archimède ou encore la loi de la gravitation universelle font partie d’une longue liste de théories ou d’inventions qui auraient été mises au point grâce au hasard.

Mya Le Thai, une étudiante de l’Université de Californie, pourrait bientôt rejoindre de grands noms tels que Newton ou Becquerel dans la liste des scientifiques ayant eu ce petit grain de chance qui leur ont permis les plus grandes découvertes scientifiques. Cette jeune femme a en effet mis au point presque par accident un nouveau type de batteries ultra-résistantes.

Une erreur de manipulation pour un résultat extraordinaire

Tout commence lorsque Mya Le Thai travaille avec une équipe de chercheur pour mettre au point une batterie sans lithium, le composant principal utilisé actuellement. Ces derniers misent sur une technologie à base de nanofils d’or, mais jusqu’à maintenant, leur recherche est au point mort à cause de la fragilité de ce type de composant.

C’est alors qu’elle manipule un prototype que le hasard permettra à Mya Le Thai de faire sa découverte. Cette dernière ne remarque pas qu’elle a sur les mains des restes de gel provenant d’une électrolyse effectuée précédemment. Ce gel va alors venir se coller aux nanofils, les rendant extrêmement résistants.

Une batterie beaucoup plus fiable

Une résistance accrue qui permettrait aux batteries de résister à beaucoup plus de cycles de charge sans que leur autonomie n’en soit affectée. Ainsi, si une batterie classique au lithium supporte en moyenne 7000 cycles de charges avant de faiblir, celle inventée par Mya Le Thai permettrait 200.000 cycles avec de perdre 5 % de sa capacité.

Les scientifiques tentent maintenant de comprendre pourquoi le gel permet de rendre les nanofils plus solides afin de maîtriser le processus. Nous sommes donc encore loin d’une production à grande échelle de ce type de batterie, mais dans quelques années, nous reparlerons peut-être de Mya Le Thai, l’inventrice fortuite qui a révolutionné le domaine.

Crédits photos : Steve Zylius / UCI

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