Etats-Unis : un paralysé retrouve l'usage de ses bras grâce à des cellules souches

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Sciences Photo d'illustration. Un laboratoire de recherche.
Photo d'illustration. Un laboratoire de recherche.

C'est une prouesse médicale inédite : un jeune Américain tétraplégique s'est vu injecter des cellules souches qui lui ont permis de retrouver la motricité de ses bras.

En mars dernier, le jeune homme perd totalement l'usage de ses membres à la suite d'un accident de la route. Âgé de 21 ans, Kristopher Boesen est alors naturellement persuadé que sa tétraplégie est définitive.

Mais c'est un traitement expérimental à base de cellules souches qui redonne finalement à ses bras leur mobilité.

Une injection de 10 millions de cellules souches

C'ets alors qu'une équipe du Keck Medical Center de l'University of Southern California lui propose de participer à un programme expérimental. Dans la moelle épinière du jeune homme, ont été injectées 10 millions de cellules souches neurales AST-OPC1.

Ces cellules ont été re-programmées en laboratoire pour se transformer en oligodendrocytes. Elles ont alors pour mission de "fabriquer" la gaine de myéline qui entoure les fibres nerveuses du système nerveux central. L'influx nerveux est alors restauré.

3 mois après l'intervention, une certaine mobilité est retrouvée

Charles Lieu, directeur de l'essai clinique, explique : "Habituellement, les patients atteints de lésions à la moelle épinière subissent une opération, mais généralement, elle restaure peu les fonctions motrices et sensitives. Nous testons une procédure qui peut l'améliorer et faire la différence entre être définitivement paralysé et être en mesure d'utiliser ses bras". L'équipe médicale reste prudente quant à l'ampleur de cette guérison. Néanmoins, trois mois après avoir subi cette injection, Kristopher peut manger seul, se servir de son téléphone mobile, d'écrire son nom, d'utiliser un fauteuil roulant motorisé.

Quant à cet essai révolutionnaire, il va être élargi à six sites pour concerner des patients âgés de 18 ans à 69 ans. A la fin de l'année courante, les résultats issus de ce groupe de patients seront rendus public.

Crédits photos : Shutterstock.com

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