Espagne : panique après un "flashmob" pris pour une attaque terroriste

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Faits Divers
La Promenade des Anglais et la plage à Nice le 17 juillet 2016

Cinq monitrices allemandes d’un camp de vacances ont créé un vent de panique sur une plage espagnole en organisant un flashmob que les touristes ont pris pour une attaque terroriste.

Elles voulaient simplement amuser des adolescents, elles se sont retrouvées au poste de police. Cinq Allemandes ont été arrêtées sur une plage espagnole mardi soir après avoir créé la panique à cause d’un « flashmob » organisé dans le cadre d’une colonie de vacances.

Une plaisanterie mal comprise par les vacanciers

C’est dans la soirée que les évènements relayés par El Pais se sont déroulés. Les cinq Allemandes sont monitrices d’un voyage organisé pour des adolescents allemands. Pour occuper leurs « pensionnaires », les monitrices décident d’organiser un petit spectacle spontané sur la plage de la station balnéaire de Platja d’Aro, à une centaine de kilomètres au nord de Barcelone.

Le scénario est simple, l’une des jeunes femmes se fait passer pour une star poursuivie par une horde de fans qui cherchent à la prendre en photo. Mais plutôt que d’amuser les touristes présents sur place, le jeu a créé un mouvement de panique sur la plage, les estivants pensant à un attentat en tout point similaire à ce qui s’est passé à Nice le 14 juillet.

Les cinq femmes devant les tribunaux

Des vidéos de témoins présents sur place montrent bien le vent de panique qui a soufflé sur la plage, on y voit notamment des gens tenter de s’échapper d’un danger qui n’existe pas. Onze personnes ont dû être soignées pour des contusions, des attaques de panique et de tachycardie selon un communiqué de la police locale. Les réseaux  sociaux se sont emparés de la rumeur, certains twittos parlant même d'une fusillade.

Les cinq animatrices ont été arrêtées par la police et ont comparu mercredi 3 août devant un juge leur a demandé de rester à la disposition de la justice espagnole pendant l'enquête pour troubles à l'ordre public. Elles sont cependant ressorties libres.

Crédits photos : © AFP/Archives Valery HACHE

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