Ebola : l'épidémie se fatigue en Guinée et Sierra Leone

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Santé Du personnel sanitaire contrôle le 27 mars 2015 les populations qui traversent la frontière entre la Sierra Leone et le Liberia
Du personnel sanitaire contrôle le 27 mars 2015 les populations qui traversent la frontière entre la Sierra Leone et le Liberia

L'épidémie d'Ebola sévissant en Afrique de l'Ouest faiblit en Guinée et Sierra Leone, soient les deux pays dans lesquels le virus reste actif.

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé mercredi qu'au terme de la semaine s'étant conclue le 4 octobre dernier, aucun cas d'Ebola n'a été relevé en Guinée et Sierra Leone, les deux pays d'Afrique de l'Ouest où l'épidémie a encore cours.

Il est cependant encore trop tôt pour parler d'une éradication totale du virus, l'OMS ayant ajouté qu'il est nécessaire d'attendre 42 jours (le double de la durée maximale d'incubation) après le dernier cas enregistré pour que la fin de l'épidémie soit officialisée dans un cadre national.

Guinée, Sierra Leone : pas de nouveau cas d'Ebola sur la première semaine d'octobre

Et s'il n'est pas encore temps de crier victoire pour la Guinée et la Sierra Leone, le troisième pays d'Afrique de l'Ouest touché par l'épidémie d'Ebola n'est pas loin de remporter la partie face au virus. Pourquoi Docteur ? souligne ainsi qu'aucun cas n'a été enregistré au Liberia depuis trois semaines, et rappelons d'ailleurs qu'il y a un peu plus d'un mois, l'OMS communiquait sur la fin de la transmission du virus Ebola sur le territoire libérien.

La vigilance encore d'actualité au Liberia

La vigilance est toutefois encore de mise au Liberia, l'Organisation mondiale de la santé ayant en effet déclaré ne plus avoir de nouvelles de deux cas présentant un fort risque de positivité dans les districts de Bombali et Kambia (nord-ouest du pays) : "Les efforts pour retrouver ces cas et atténuer le risque de transmission non détectée se poursuivront jusqu'à ce que 42 jours soient passés depuis le dernier cas enregistré dans chacun des districts." De son côté, la Guinée renferme encore plus de 500 "contacts" sous surveillance au sein de trois régions, des cas potentiels liés, d'après un porte-parole de l'OMS, à une chaîne unique de transmission ayant pour origine Ratoma, un quartier de la capitale libérienne. Et si 290 autres contacts ont également été identifiés, leur suivi n'a pu s'effectuer durant les 42 jours ayant précédé l'intervention du porte-parole.

Crédits photos : © AFP Zoom Dosso

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