Homophobie : un couple de femmes frappé et insulté dans une boutique

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Faits Divers Photo d'illustration. Deux femmes se tenant la main.
Photo d'illustration. Deux femmes se tenant la main.

Lundi, deux femmes ont été harcelées et frappées dans une boutique de vêtements à Valence, dans la Drôme. En cause, leur orientation sexuelle. Les jeunes auteurs des faits ont été appréhendés.

Lundi, une couple de femmes a été agressé physiquement et verbalement à cause de son orientation sexuelle. Les agresseurs, âgés de 17 à 18 ans, ont été appréhendés.

Agression physique d'un couple de lesbiennes : les faits

Les faits se sont produits lundi, dans un magasin de vêtements situé dans la ville de Valence (Drôme). En milieu d'après-midi, deux femmes âgées de 21 et 26 ans flânaient dans cette boutique. Un échange verbal entre elles, contenant le mot "chérie", est alors entendu par un garçon de 17 ans et deux filles de 18 ans. D'après des sources à la fois policière et judiciaire, il s'en est suivie une forte bagarre, sur fonds de remarques homophobes.

Ce sont les deux filles de 18 ans qui ont porté les coups lors de cette altercation que la source policière a qualifiée de "très violente". Le trio a par la suite attendu que les deux jeunes femmes sortent de la boutique, espérant sans doute poursuivre leur agression.

A Valence, personne n'a tenté de s'interposer

Réfugiées au sein du magasin, les deux jeunes femmes ont composé le 17. La source policière précise qu'aucun gérant ou employé de la boutique en question n'a essayé d'appeler les secours. Quant aux trois fuyards, les images des caméras de surveillance les ont identifiés et ils ont pu être interpellés. Le garçon était connu des services de police et devra répondre de ses actes devant la protection judiciaire de la jeunesse. Les deux autres, majeures, ont été immédiatement placées en garde à vue et devront répondre à la fin du moins de janvier prochain de "violences volontaires aggravées commises en raison de l’orientation sexuelle des victimes".

Deux et trois jours d'incapacité temporaire de travail ont dû être prescrits aux deux victimes.

Crédits photos : Shutterstock.com

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