Côte-d'Or : deux parcelles de colza détruites par des militants anti-OGM

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Environnement
Photo d'illustratin. Un champ de colza.

Ce matin, des dizaines de membres des "Faucheurs Volontaires" étaient présents pour la destruction deux parcelles de colza à Longvic (Côte-d'Or).

70 Faucheurs Volontaires ont investi tôt ce matin deux parcelles de colza à Longvic, au sud-est de l'agglomération dijonnaise. Les quelque 70 plants détruits par les militants étaient, comme le souligne France 3 Bourgogne, "des variétés rendues tolérantes à des herbicides (VrTH) issues de mutagénèse".

Les locaux de Dijon Céréales également investi

Puis, direction les locaux de Dijon Céréales chez lequel les faucheurs déversent des sacs de soja. Dans un communiqué, les Faucheurs Volontaires expliquent : "il ne nous reste que la désobéissance civile, et entre autres cette action aujourd'hui que nous assumons et revendiquons pleinement".

Pour Annick Bossu, l'un des militants présents, "Il n'y a plus d'OGM transgéniques cultivés en France depuis le moratoire mais il y a toujours des importations de plants transgéniques et sont désormais cultivés des OGM obtenus par mutagenèse". Or ces derniers "sont reconnus comme OGM par la directive européenne 2001-18, mais exclus de son champ d'application".

Un moratoire souhaité par les faucheurs

Toujours selon Mme Bossu, "les OGM par mutagenèse sont aussi dangereux que les OGM transgéniques, la plante devient une éponge à herbicides". Du côté de Dijon Céréales, son directeur scientifique recherche et développement Frédéric Imbert a regretté "le refus de dialoguer" des militants.

Selon lui, "Dijon Céréales respecte la règlementation, on ne vend pas d'OGM et les plants en question ne sont pas classés OGM. Les coopératives ne vivent pas de la vente de produits phytosanitaires, notre objectif est au contraire de développer des techniques alternatives afin d'utiliser moins de produits chimiques", a-t-il indiqué à l'AFP.

Crédits photos : Pixabay.com CC0 Public Domain

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