Corée du Nord : le ministre de l'Education exécuté pour manque de respect

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International Corée du Nord. Photo d'illustration.
Corée du Nord. Photo d'illustration.

"Un agitateur antiparti et antirévolutionnaire". Voilà comme est décrit le ministre qui a été tué pour "manque de respect". A l'origine de cette exécution, une simple sieste pendant une réunion présidée par le leader nord-coréen.

"Le ministre de l'Éducation Kim Yong-jin a été exécuté ", a annoncé mercredi le porte-parole du ministère sud-coréen de l'Unification en conférence de presse. Cette exécution, qui a eu lieu en juillet, fut accompagnée de l'envoi en régime de rééducation de deux autres responsables du pays.

Le vice-premier Ministre s'était assoupi pendant une réunion

Celui qui avait aussi le titre de vice-premier Ministre a donc été décrit comme un "agitateur antiparti et antirévolutionnaire". Jeong Joon-Hee, le responsable sud-coréen, a indiqué que le ministre de l'Education "a été dénoncé pour sa mauvaise posture lorsqu'il était assis sous la tribunedu parlement. L'annonce vient donc officiellement confirmer ce qu'indiquait auparavant un quotidien sud-coréen, le JoongAng Ilbo.

Ce dernier écrivait que l'homme exécuté s'était "attiré l'ire de Kim après s'être assoupi durant une réunion qu'il présidait. Il a été arrêté sur les lieux et a subi un interrogatoire serré au ministère de la sécurité d'Etat". Une sieste, voilà donc la définition du "manque de respect" en Corée du Nord.

Deux autres cadres envoyés en rééducation

Kim Yong-chol, un haut responsable des affaires intercoréennes et de l'espionnage et âgé de 71 ans a lui aussi fait les frais de cette nouvelle purge au plus haut niveau. Soupçonné par le voisin du Sud d'être le cerveau des cyberattaques lancées par le Nord contre Séoul, mais aussi d'avoir coulé un navire de guerre en 2010, il a été envoyé en juillet dans une ferme pour "arrogance" et "abus de pouvoir".
Mais Jeong Joon-Hee précise que Kim Yong-chol a été à nouveau autorisé à travailler dès le mois d'août, et que désormais il fait tout pour se racheter des ses "fautes" envers le régime.

D'après l'agence de presse Yonhap, l'arrivée de Kim Jong-un au pouvoir en 2011 a été suivie de l'exécution d'une centaine de dirigeants du parti unique.

Crédits photos : Attila JANDI/shutterstock.com

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