Corbeil-Essonnes : un gérant de bar abattu par balles

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Faits Divers Illustration. Un véhicule de la police nationale.
Illustration. Un véhicule de la police nationale.

Mardi soir, le gérant d'un bar de Corbeil-Essonnes a été abattu par balles sous les yeux de sa femme. L'auteur des coups de feu mortels est actuellement recherché par les autorités.

Le drame s'est produit mardi soir à Corbeil-Essonnes (Essonne). Il est aux environs de 20h30 lors qu'un homme pénètre dans le bar-tabac de la mairie. L'individu serait arrivé "une arme dissimulée dans le dos", et d'avoir commencé à échanger des mots peu fleuris avec le gérant de l'établissement, Ezzedine.

N'arrivant vraisemblablement pas à accepter leurs désaccords, les hommes en seraient ensuite venus aux mains, et l'arrivant aurait alors sorti son arme et tiré quatre balles dans la tête et le thorax du patron du bar, laissé pour mort. L'auteur des coups de feu prend la fuite juste après, comme le rapportent nos confrères du Parisien.

Gérant de bar abattu : le suspect, "un ami"

Un dispositif policier va être mis en place pour tenter d'interpeller le tireur, la BRI (Brigade de recherche et d'intervention) allant ainsi encercler le bar dans ce but. Vers 2h30, les autorités se rendent à l'évidence, l'auteur des coups n'est plus sur les lieux. Le dispositif de sécurité sera levé une demi-heure plus tard.

La femme du gérant du bar était présente lors des faits. Elle a reconnu sans délai le tireur, et Debaz, un possible habitué de l'établissement, d'en révéler davantage à ce sujet : "Ce qui nous rend tous dingues, c'est qu'on connaissait la victime et l'auteur des tirs, ils étaient amis". Et d'ajouter : "J'étais en train de parler football avec celui qui a tiré quelques minutes avant qu'il passe à l'action. Ça me dégoûte de savoir qu'il pensait déjà sans doute à ce qu'il allait faire. Ils étaient si proches qu'il pouvait demander des jeux à gratter et ne payait pas."

La victime "ne s'énervait jamais contre personne"

La victime, décédée à l'âge de 40 ans, avait repris le commerce il y a environ six ans avec son épouse. Il devrait laisser le souvenir d'un homme n'ayant jamais eu un mot plus haut que l'autre envers sa clientèle, comme l'indique Alain, fidèle acheteur de cigarettes dans le bar d'Ezzedine :

"Tout le monde le connaissait. C'était un mec gentil. Il ne s'énervait jamais contre personne. Je lui ai parlé encore à 18 heures". C'est apparemment à la police judiciaire (PJ) qu'il en reviendra de mener l'enquête et de mettre la main sur le meurtrier du gérant, toujours introuvable aux dernières nouvelles.

Crédits photos : Frederic Legrand - COMEO / Shutterstock.com

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