Charlie Hebdo : Claude Guéant appelle au boycott de Nekfeu

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Culture

L'ancien ministre de l'intérieur Claude Guéant appelle au boycott du rappeur Nekfeu, pour sa chanson "La marche" assez vindicative envers Charlie Hebdo.

Le rappeur Nekfeu vient de recevoir un nouveau prétendant pour un battle. A l’occasion d’une interview sur Sud Radio, Claude Guéant a appellé au boycott de Nekfeu. Les raisons de cette colère, la chanson « La Marche », où il réclame un « autodafé pour ces chiens de Charlie Hebdo ». En 2013, Nekfeu s’était déjà attiré les foudres de nombreuses personnes après les attentats en janvier 2015, où huit employés de Charlie Hebdo avaient trouvé la mort. Dans un communiqué sur Facebook, le rappeur avait présenté ses excuses.

"Je tiens à présenter mes sincères condoléances aux familles et proches des victimes de la tuerie sauvage qui a eu lieu aujourd'hui au siège de Charlie Hebdo. Certaines personnes malveillantes ont cru pertinent d'associer mon nom à cette horreur (…) Mes intentions de l'époque n'étaient évidemment pas de m'attaquer aux personnes sous quelque forme que ce soit". En juin 2015, il s'était également exprimé dans un entretien pour Le Parisien.

"C'est insoutenable ce qu'il a dit"

Des excuses visiblement pas suffisantes pour l’ancien ministre de l’Intérieur qui estime que ses auditeurs doivent désormais se détourner du rappeur. "Nous sommes dans un pays de liberté, je crois que la meilleure réaction c'est que les auditeurs de ce Monsieur cesse de l'écouter et d'acheter ses disques. C'est insoutenable ce qu'il a dit (…) Je ne suis pas du tout un supporter de Charlie Hebdo. Les écrits de ce journal ne me plaisent pas mais il n'empêche que ce journal a le droit de vivre".

Nekfeu appelle à la libération de Moussa Ibn Yacoub

Consacré pendant les Victoires de la musique dans la catégorie « meilleur album de musiques urbaines », le rappeur originaire de Paris avait appelé à la libération de Moussa Ibn Yacoub de l’association BarakaCity, emprisonné depuis quelques semaines au Bangladesh pour activités suspectes. Le président de cette ONG avait été pointé du doigt début février sur le plateau du Supplément notamment pour sa position envers les femmes.

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